IBM poursuivi par un actionnaire sur la cession d'une filiale puces

mardi 3 mars 2015 00h01
 

NEW YORK, 2 mars (Reuters) - IBM est poursuivi par un actionnaire qui affirme que le groupe de services informatiques a commis une fraude boursière en ne dépréciant pas la filiale de semiconducteurs déficitaire qu'il avait vendue au groupe GlobalFoundries le 20 octobre dernier.

IBM avait annoncé ce jour-là qu'il débourserait 1,5 milliard de dollars (1,75 milliard d'euros) sur trois ans pour se désengager de cette activité et qu'il inscritait dans ses comptes du troisième trimestre une charge avant impôt de 4,7 milliards de dollars au titre de cette cession.

IBM avait également annoncé ses comptes du troisième trimestre le même jour et son action avait chuté de 9% durant les deux séances de Bourse qui suivirent, effaçant plus de 18 milliards de dollars de capitalisation.

IBM n'a pas répondu dans l'immédiat aux sollicitations de commentaires.

Selon la plainte déposée lundi auprès d'un tribunal de Manhattan, IBM a gonflé son cours de Bourse avant de vendre la filiale en reportant sur son bilan ses actifs immobilisés à la valeur de 2,4 milliards de dollars alors qu'il aurait du savoir que ces actifs ne valaient plus rien.

Le plaignant ajoute que les candidats intéressés ne voulaient guère aller au-delà du milliard de dollars pour la totalité de la filiale, personnel et actif incorporels inclus, laissant penser que les actifs physiques n'avaient aucune valeur de marché, voire avaient même une valeur négative.

La plainte cite outre IBM trois de ses responsables, dont la directrice générale Virginia Rometty.

"Les défendeurs ont présenté une image trompeuse des perspectives et de l'activité d'IBM", lit-on dans la plainte. "Lorsque la vérité sur la société a été révélée au marché, le cours de l'action ordinaire IBM a baissé brutalement".

(Jonathan Stempel, Wilfrid Exbrayat pour le service français)