SALON-Avec Apple, le débat sur la voiture du futur redémarre

lundi 2 mars 2015 13h11
 

par Edward Taylor et Jan Schwartz

GENEVE, 2 mars (Reuters) - Le principal sujet de conversation dans les allées du 85e salon de l'automobile de Genève cette semaine devrait probablement être un véhicule qui pourrait ne jamais voir le jour: une voiture estampillée Apple.

Au-delà de la présentation de leurs nouveaux modèles, les constructeurs automobiles, confrontés à un marché tiraillé entre un ralentissement de la demande dans les marchés émergents et la multiplication des signes de reprise en Europe, se préoccupent également de l'avenir du secteur à plus long terme.

Mais la paternité de la "voiture du futur" pourrait bien leur échapper au profit de géants des hautes technologies. Google a l'intention de commercialiser d'ici 2020 une voiture sans conducteur et les articles de presse concernant un projet de véhicule électrique chez Apple se sont multipliés le mois dernier.

Interrogé à ce sujet par le "Bild am Sonntag", le PDG d'Apple, Tim Cook, a refusé de commenter cette hypothèse.

"Les ventes sont secondaires. La part de marché est secondaire. Les bénéfices sont secondaires. Le principal est de concentrer sur l'élaboration de superbes produits", a-t-il indiqué à l'édition dominicale du premier quotidien allemand.

L'évolution vers des voitures de plus en plus connectées et dans lesquelles l'électronique est omniprésente a certes ouvert de nouveaux débouchés aux géants de l'automobile et de la high-tech mais elles les a aussi placés en concurrence frontale.

Pour Thilo Koslowski, vice-président chargé du secteur automobile au cabinet d'études Gartner, l'enjeu de cette lutte est désormais le contrôle du "cerveau" des véhicules du futur.

"Il y aura deux camps chez les fabricants: ceux qui comprennent cet espace et ceux qui délèguent à des entreprises technologiques l'accès au bloc de commandes central du véhicule. Des sociétés de ce type vont apparaître au cours des cinq prochaines années", estime-t-il.   Suite...