Déficit-Des précisions dans les prochaines semaines, dit Sapin

jeudi 26 février 2015 18h17
 

VIENNE, 26 février (Reuters) - La France précisera dans les prochaines semaines comment elle entend réduire son déficit public cette année autant que le lui demande la Commission européenne, a déclaré jeudi le ministre des Finances, Michel Sapin.

Lors d'un déplacement à Vienne, en Autriche, au lendemain des annonces de l'exécutif européen sur la politique budgétaire française, il a par ailleurs renouvelé son souhait de voir la taxe sur les transactions financières mise en place début 2016.

La Commission a demandé mercredi à la France d'accentuer son effort budgétaire pour le porter à 0,5 point de PIB cette année au lieu de 0,3 estimé actuellement. Le gouvernement doit donc trouver 0,2 point de PIB supplémentaire, soit environ 4 milliards d'euros.

"Nous ferons ce que nous avons à faire, parce que la France respecte ses engagements et respectera bien entendu en 2015 son engagement de diminuer son déficit structurel de 0,5 point", a dit Michel Sapin à des journalistes. "Nous veillerons à préciser tout cela dans les semaines qui viennent."

Ces précisions interviendront dans le cadre de la préparation du "programme de stabilité" que les Etats européens doivent transmettre chaque année en avril à la Commission et qui présente la stratégie et la trajectoire à moyen terme des finances publiques.

D'ores et déjà, des travaux sont en cours au sein du gouvernement pour éviter une dérive des comptes cette année, en particulier liée à une inflation bien plus faible que prévue, avec notamment la possibilité de nouveaux gels de crédits.

La France prévoit de réduire son déficit public à 4,1% fin 2015, après 4,4% estimé pour l'instant pour 2014, un chiffre qui devrait finalement être un peu meilleur.

La Commission a précisé mercredi que la situation budgétaire de la France serait réévaluée dans les prochains mois, tout en prônant de reporter à 2017 l'obligation de ramener le déficit sous la limite de 3% du PIB, soit un nouveau délai de deux ans. (Shadia Nasralla et Michael Shields, Jean-Baptiste Vey pour le service français)