Premières fissures au sein du gouvernement Tsipras

mercredi 25 février 2015 17h36
 

par Deepa Babington et Angeliki Koutantou

ATHENES, 25 février (Reuters) - Les premières fissures sont apparues mercredi au sein du gouvernement grec, le ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis prenant le contre-pied du Premier ministre Alexis Tsipras sur les privatisations.

Le gouvernement Tsipras a dû édulcorer ses promesses de campagne pour obtenir de ses partenaires européens une prolongation de quatre mois du plan d'aide financière dont bénéficie le pays. Il a notamment dû s'engager à ne pas revenir sur les privatisations en cours ou réalisées.

Mercredi, pourtant, le ministre de l'Energie a affirmé que la Grèce ne procéderait pas à la privatisation du principal producteur d'électricité PPC ni de l'opérateur du réseau électrique ADMIE, revenant sur l'engagement d'Athènes de poursuivre les cessions d'actifs publics. (voir )

Panagiotis Lafazanis représente l'aile la plus à gauche du parti Syriza de Tsipras. Si ce courant entre en rébellion ouverte contre les décisions du gouvernement contraires aux promesses de la campagne électorale, il est en mesure d'entraîner la chute de la coalition au pouvoir.

Alexis Tsipras se voit contraint à un véritable numéro d'équilibrisme entre ses engagements envers les créanciers internationaux et sa promesse faite aux électeurs grecs de sortir le pays de l'austérité.

"La situation est toujours difficile. Nous serons jugés sur notre capacité à gouverner et pas seulement sur notre compétence dans les négociations", a dit le Premier ministre lors d'une réunion à huis clos avec les députés de Syriza. "Il nous faut aller rapidement de l'avant dans la mise en oeuvre de notre programme", a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement, après les espérances suscitées, se doit de répondre au moins en partie aux attentes de ses électeurs et démontrer qu'Athènes a pu desserrer l'étau de l'austérité.

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