LEAD 2-Cap Gemini, Carlyle ont discuté du rachat de CSC-sources

mardi 24 février 2015 23h20
 

(Actualisé au dernier paragraphe avec précisions sur les résultats de CSC)

24 février (Reuters) - Le groupe français de services informatiques Cap Gemini et le géant du capital-investissement Carlyle Group ont eu des discussions en vue d'un éventuel rachat de Computer Sciences (CSC) mais celles-ci n'ont pas abouti, a-t-on appris mardi de plusieurs sources proches du dossier.

Les discussions ont débuté à la fin de l'an dernier mais elles ont tourné court depuis, ont expliqué les sources, ajoutant qu'il était difficile de prédire si elles allaient reprendre.

CSC, qui affiche une capitalisation boursière d'environ 10 milliards de dollars (8,8 milliards d'euros) étudie actuellement différentes options stratégiques avec la Banque royale du Canada comme conseil, ont précisé les sources.

CSC, Carlyle, Cap Gemini et la Banque royale du Canada ont refusé de commenter ces informations.

A la Bourse de New York, l'action CSC a fini la séance en baisse de 1,25% à 70,84 dollars. Elle avait bondi de 7,1% lundi après la publication d'informations de presse évoquant un projet de cession du groupe.

Le fonds spéculatif Jana Partners a annoncé lundi soir détenir 5,9% du capital de CSC et a précisé discuter avec la direction des options stratégiques s'offrant au groupe et de la composition de son conseil d'administration.

S'il souhaitait racheter CSC, Cap Gemini devrait s'associer à un partenaire américain comme Carlyle car certaines activités de Computer Sciences, en lien avec des administrations américaines, ne peuvent pas être détenues par un actionnaire étranger pour des raisons de sécurité nationale. CSC compte entre autres le Pentagone parmi ses clients.

Le groupe informatique américain est considéré comme une cible potentielle depuis plusieurs années déjà.

Une source informée de discussions antérieures, il y a près de 10 ans, a expliqué que ces pourparlers avaient échoué à l'époque parce que deux acquéreurs potentiels, dont un groupe de capital-investissement, qui s'étaient associés sur ce dossier n'avaient pas pu se mettre d'accord sur la répartition des activités de leur cible commune.

Le chiffre d'affaires de CSC a reculé de 4,2% sur les neuf premiers mois de l'exercice en cours, à 9,26 milliards de dollars. Le directeur général, Mike Lawrie, a expliqué cette baisse par des "fautes d'exécution" lors d'une téléconférence le 9 février. Le groupe a lancé un plan de réduction de ses coûts. (Mike Stone et Liana Baker, avec Jim Finkle à Boston, Marc Angrand pour le service français)