BoE-Signes de division malgré l'unanimité pour le statu quo

mercredi 18 février 2015 11h20
 

LONDRES, 18 février (Reuters) - Des signes de division sont de nouveau apparus en février au sein du comité de politique monétaire (MPC) de la Banque d'Angleterre, bien que ses membres aient voté à l'unanimité pour le deuxième mois consécutif en faveur du statu quo sur les taux d'intérêt.

D'après le compte rendu, publié mercredi, de la réunion des 4 et 5 février, les membres du MPC pensent que les très faibles perspectives d'inflation à court terme justifient de maintenir les taux d'intérêt à 0,5%, un niveau historiquement bas.

Deux membres ont toutefois déclaré que cette décision était "subtilement équilibrée". "Etant donné les perspectives d'inflation au-delà du court terme, il se pourrait bien qu'il faille étudier une hausse du taux directeur dans le courant de l'année", ont dit ces deux responsables.

Un membre du MPC a toutefois jugé "à peu près aussi probable" que le prochain changement de politique monétaire de la BoE consiste en un assouplissement ou un resserrement.

La Banque d'Angleterre a pour la première fois évoqué la semaine dernière l'hypothèse d'une nouvelle baisse de taux si l'inflation s'avère plus faible que prévu.

D'après les minutes, tous les membres du MPC pensaient de fait qu'il était probable que les taux remontent durant les trois prochaines années.

L'inflation britannique est tombée à 0,3% en janvier, au plus bas depuis que la statistique en sa forme actuelle existe, soit 1989 et bien en deçà de l'objectif de la BoE qui est de 2%.

Mais la BoE est bien moins préoccupée du risque de déflation que ses homologues de la zone euro. La BoE a publié la semaine dernière de nouvelles prévisions montrant que l'économie britannique connaîtrait cette année sa croissance la plus soutenue depuis 2006, grâce à des prix pétroliers moins élevés, et le gouverneur Mark Carney avait dit qu'une hausse des taux était plus vraisemblable qu'une baisse.

Carney avait aussi déclaré que l'inflation se retrouverait sans doute bientôt dans le négatif, du fait précisément de la chute des cours pétroliers.   Suite...