** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mardi 17 février 2015 18h15
 

PARIS/LONDRES, 17 février (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini sur
une note hésitante mardi, alors que l'euro reprenait des couleurs dans l'espoir
qu'Athènes et ses partenaires européens trouvent un terrain d'entente en dépit
de l'échec des négociations la veille. 
    L'annonce, de source proche du dossier, que la Banque centrale européenne
(BCE) ne devrait pas couper le robinet des liquidités d'urgence aux banques
grecques, a rassuré les investisseurs en fin de journée.    
    Le risque de voir la Grèce contrainte de quitter la zone euro s'est accru
mais un compromis reste possible entre Athènes et ses partenaires européens,
pensent mardi les médias grecs et les banques d'investissement au lendemain de
l'échec d'une réunion de l'Eurogroupe. 
    Tous les yeux sont désormais tournés vers la BCE qui doit décider mercredi
de prolonger ou non l'accès aux liquidités d'urgence (ELA) permettant aux
banques grecques de toujours disposer de fonds malgré la crise politique.  
    Sans céder à la panique, la Bourse d'Athènes a perdu 2,45%, tirée
vers bas par son secteur bancaire (-6,36%), qui est le plus exposé.  
   
    À Paris, l'indice CAC 40 a effacé ses pertes en fin de séance pour
terminer sur une note stable (+0,04%) à 4.753,99 points. Le Footsie britannique
 gagne 0,6% et le Dax allemand perd 0,25% tandis que l'indice
EuroStoxx 50 prend 0,15% et le FTSEurofirst 300 0,09%.    
    "Le coût d'une sortie serait si élevé pour la Grèce qu'il vont finir par
conclure un accord. La réunion d'hier ne devrait pas être considérée comme un
échec mais comme faisant partie d'un processus", dit James Butterfill,
responsable de la stratégie au niveau mondial chez Coutts.
    "Alors que (...) l'impact sur la croissance économique de la euro zone d'une
sortie de la Grèce serait minimal, la crainte est de voir un Grexit saper la
confiance dans l'ensemble du projet autour de la monnaie unique."
    L'annonce dans la matinée d'un moral des investisseurs et analystes
allemands en amélioration pour le quatrième mois consécutif en février a
également limité les pertes en Bourse et soutenu l'euro. 
    L'euro reprend 0,3% à 1,1390 dollar et l'or a perdu jusqu'à 2,1% à 1.205,72
dollars l'once, un plus bas depuis le 8 janvier, dans l'espoir d'un accord,
tandis que le pétrole est retombé après un rally de plus de 7% en deux jours.  
    A la clôture en Europe, les grands indices américains étaient également
stables, malgré les incertitudes liées à la Grèce et à l'Ukraine où l'accord de
cessez-le-feu trouvé jeudi à Minsk a déjà volé en éclat.
    Des combats de rue opposaient mardi les séparatistes pro-russes aux troupes
ukrainiennes dans la ville assiégée de Debaltseve, rendant plus qu'incertain la
perspective d'un retrait des armes lourdes de la ligne de front. 
   
    La tendance a toutefois été alourdie par quelques résultats décevants.
    A Paris, Orange a perdu 1,68%. L'opérateur télécoms prévoit un
recul limité de son résultat d'exploitation cette année et mise sur ses
investissements dans le très haut débit et la poursuite des réductions de coûts
face à une compétition toujours rude sur son marché domestique. 
    TNT Express a chuté de 9,75%, plus forte baisse de l'indice large
européen, le groupe néerlandais de logistique s'attendant à une
nouvelle année difficile sur ses grands marchés ouest-européens. 
    A Madrid, Caixabank a cédé 3% après avoir lancé une offre de plus
d'un milliard d'euros pour acquérir les 55,9% de Banco BPI qu'elle ne
détient pas encore et confirmé son projet de se porter candidate au rachat de
Novo Banco, la banque née des décombres de Banco Espirito Santo. 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Avec Alistair Smout, Juliette Rouillon pour le service français, édité par
Wilfrid Exbrayat)