Le risque d'un "Grexit" augmente, compromis encore possible-presse

mardi 17 février 2015 10h59
 

par Jeremy Gaunt

ATHENES, 17 février (Reuters) - Le risque de voir la Grèce contrainte de quitter la zone euro s'est accru mais un compromis reste possible entre Athènes et ses partenaires européens, pensent mardi les médias grecs et les banques d'investissement au lendemain de l'échec d'une réunion de l'Eurogroupe.

Selon eux, tous les yeux sont désormais tournés vers la Banque centrale européenne (BCE), qui doit décider mercredi de prolonger ou non l'accès aux liquidités d'urgence (ELA) permettant aux banques grecques de toujours disposer de fonds malgré la crise politique.

"Ultimatum ferme de l'UE, 96 heures pour un accord ou pour un accident", proclame en une le quotidien grec Eleftheros Typos, en allusion à la date-butoir fixée à vendredi par le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, pour que le gouvernement grec réclame une prolongation du plan d'aide financière internationale.

Elus le 25 janvier sur la promesse de mettre fin aux politiques d'austérité associées à cette aide, les dirigeants grecs ont jugé lundi "inacceptable" la proposition de l'Eurogroupe de prolonger de six mois ce programme arrivant à expiration le 28 février.

Pour la banque d'investissement Barclays, cette confrontation renforce la probabilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro et pourrait contraindre son Premier ministre Alexis Tsipras à organiser un référendum sur la question.

Pour Chris Scicluna, de Daiwa Capital Markets, le risque est désormais qu'en l'absence d'accord d'ici le 28 février, le plan d'aide prenne fin "de manière désordonnée".

"Mais tout n'est pas perdu et nous ne voyons pas de raison de paniquer pour l'instant", écrit-il dans une note.

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