** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

lundi 16 février 2015 19h03
 

LONDRES/PARIS, 16 février (Reuters) - Le nouvel effondrement des valeurs
bancaires grecques a fait nettement reculer la Bourse d'Athènes lundi tandis que
les autres grandes places européennes ont marqué une pause dans l'attente des
résultats d'une réunion de l'Eurogroupe sur la dette de la Grèce.
    Le ministre grec des Finances et ses 18 homologues de la zone euro se sont
réunis à Bruxelles pour tenter de s'entendre sur l'aide dont bénéficie son pays
alors qu'approche la date-butoir du 28 février marquant la fin du programme
actuel d'assistance financière. 
    Mercredi, à la lumière des résultats de cette négociation politique, ce sera
au tour de la Banque centrale européenne (BCE) de réfléchir aux liquidités
d'urgence accordées aux banques grecques.
    La Grèce a rejeté lors de la réunion de lundi un projet de texte qui
insistait sur la nécessité de prolonger le plan d'aide actuel, ont déclaré des
responsables grecs. La réunion s'est terminée peu après la clôture des marchés. 
 
    L'incertitude quant à l'issue de cette réunion avait auparavant alimenté
donc la nervosité des investisseurs et l'indice des valeurs bancaires grecques
, particulièrement volatil depuis l'arrivée au pouvoir du parti
anti-austérité Syriza le 25 janvier, a plongé de 11,5%. Le principal indice de
la Bourse d'Athènes s'est replié en conséquence de 3,83% alors qu'il
avait progressé vendredi de 5,6% et atteint un plus haut de deux mois quand les
investisseurs croyaient davantage en un accord.
    "On ne peut pas exclure qu'à la réunion de mercredi, les gouverneurs (de la
BCE) décident d'arrêter le mécanisme de liquidités d'urgence accordé aux banques
grecques afin de mettre la pression (sur la Grèce) pour qu'elle conclue un
accord", souligne Vincenzo Longo, stratégiste chez IG à Milan.
    À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,16% (7,41 points) à
4.751,95 points. Le Dax allemand a cédé 0,37% et le Footsie britannique
 0,24%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,41% et
le FTSEurofirst 300 de 0,05%.
    L'attentisme a été renforcé lundi par le fait que Wall Street est restée
fermée en raison d'un jour férié aux Etats-Unis.
    Les investisseurs ne versent toutefois pas dans le pessimisme complet au
sujet de la Grèce et ne croient guère à un risque de contagion de la crise sur
le continent. 
    Dans ce contexte, l'euro recule légèrement face au billet vert, autour de
1,1371 dollar. 
    Parallèlement, le rendement des obligations les moins risquées a légèrement
augmenté, à l'image du Bund allemand à 10 ans, en hausse de 0,3
point de base à 0,346%.
    Le pétrole a pour sa part confirmé sa hausse marquée de la semaine dernière
et le Brent s'est maintenu au-dessus de 60 dollars le baril, à 61,82
dollars, en raison notamment de déclarations du ministre koweïtien du Pétrole
jugeant qu'une baisse de la production allait soutenir les cours dans la
deuxième partie de l'année.
    Aux valeurs, Bouygues a pris 3,77% et signé la plus forte hausse
du CAC40 et l'une des plus marquées de l'indice européen STOXX600 en raison de
rumeurs selon lesquelles Altice se prépare à un possible rachat de
Bouygues Telecom. 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Francesco Canepa et Blaise Robinson; Bertrand Boucey pour le service français,
édité par Patrick Vignal)