France-"Les postures, c'est fini", dit Valls aux frondeurs PS

lundi 16 février 2015 09h20
 

PARIS, 16 février (Reuters) - Manuel Valls a exhorté lundi sur RTL les députés "frondeurs" socialistes, qui menacent de ne pas voter la loi Macron sur la croissance et l'activité, d'en finir avec les "postures".

Le Premier ministre visait particulièrement l'ancien ministre Benoît Hamon, qui a annoncé dimanche son intention de voter contre ce texte mardi, de même que d'autres députés PS. ( et )

Manuel Valls a dit ne pas imaginer que ces élus voteraient contre ce projet de loi de 200 articles "qui soutient l'activité et qui, en même temps, protège" les salariés.

"Dans ces moments-là, particulièrement graves, chacun doit être à la hauteur des responsabilités", a-t-il poursuivi en faisant allusion au climat d'inquiétude créé par les attentats de janvier à Paris et de samedi à Copenhague. "Quand on est un ancien ministre, on assume ses responsabilités."

"Je ne suis pas là pour menacer", a-t-il ajouté. "Je suis là pour rappeler (...) que l'exigence des Français, c'est que nous nous comportions autrement, pas comme avant, avec nos petites divisions, nos petites querelles, nos préparations de congrès. Tout ça est balayé par les événements que nous connaissons."

Les députés ont achevé dans la nuit de samedi à dimanche l'examen en première lecture du projet de loi préparé par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui fera l'objet d'un vote solennel à l'Assemblée nationale mardi, avant de passer entre les mains du Sénat en avril.

Manuel Valls a invité Benoît Hamon et les autres députés "frondeurs" à respecter les résultats du débat parlementaire et la majorité des élus socialistes qui ont fait un "travail extraordinaire" lors de l'examen de ce projet de loi.

Les divergences sur le travail du dimanche, qui ne sont qu'un des multiples aspects de ce texte, ne peuvent justifier une division de la majorité socialiste, a-t-il insisté.

"Les postures, c'est fini !" a conclu Manuel Valls. "Maintenant, on assume ses responsabilités et on vote un texte qui va dans l'intérêt général des Français."

(Emmanuel Jarry, édité par Yann Le Guernigou)