Le geste de la BCE aux banques grecques lié aux retraits-sources

vendredi 13 février 2015 15h39
 

ATHÈNES, 13 février (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) a autorisé la banque centrale grecque à accorder aux banques du pays une aide d'urgence supplémentaire en raison de l'accélération des retraits des dépôts bancaires et assurer à ces établissements des liquidités suffisantes pendant que les négociations se poursuivent à Bruxelles, a-t-on appris vendredi de sources bancaires grecques.

La BCE a relevé jeudi de cinq milliards d'euros, à 65 milliards, le montant total de la fourniture des liquidités d'urgence (ELA) mis à la disposition des banques grecques. . Cette extension est valable jusqu'au 18 février, date à laquelle le Conseil des gouverneurs de la BCE réévaluera la situation.

L'initiative de l'institution de Francfort est motivée par plusieurs raisons, a dit une source.

"Certaines banques sont susceptibles d'avoir besoin de puiser davantage dans l'ELA", a dit un cadre de haut rang de l'une des quatre principales banques grecques. "(Mais) je pense que la BCE voulait donner une certaine marge de sécurité, un confort en liquidités jusqu'au 18 février", a ajouté la source.

Selon cette source, les retraits quotidiens se situaient ces derniers jours entre 300 et 500 millions d'euros en moyenne.

Un autre cadre d'une grande banque a évoqué des chiffres similaires.

"Les retraits ont continué cette semaine, la situation montre une détérioration ces derniers jours", a ajouté cette source.

"Quand vous voyez 400 à 500 millions d'euros de retraits par jour, cela traduit une tendance", a-t-il souligné, notant que les retraits pouvaient avoir atteint jusqu'à un milliard par jour.

Selon les statistiques officielles grecques, les retraits des banques grecques ont atteint quatre milliards d'euros en décembre mais il pourraient avoir fortement augmenté en janvier, avant et après les élections législatives du 25, pour avoisiner 12 milliards d'euros.

"Janvier a été un mois difficile en terme de sorties. Après l'élection, l'ambiance était volatile, au gré de l'évolution des discussions avec l'UE. Cela a affecté la tendance des retraits", a dit une troisième source bancaire. (George Georgiopoulos,; Claude Chendjou pour le service français, édité par Marc Angrand)