Statoil présente ses plans pour un projet de $29 mds

vendredi 13 février 2015 10h52
 

OSLO, 13 février (Reuters) - Statoil a présenté vendredi ses plans de développement du champ pétrolier Johan Sverdrup en mer du Nord, le projet énergétique offshore européen le plus coûteux à ce jour, dont la production devrait démarrer d'ici 2019 pour un investissement pouvant aller jusqu'à 29 milliards de dollars (25 milliards d'euros).

Le champ Johan Sverdrup, la plus importante découverte en mer du Nord depuis des décennies, a une capacité pouvant atteindre jusqu'à trois milliards de barils équivalents pétrole (bep).

Le champ étant situé dans des eaux relativement peu profondes et accessibles, le projet sera à l'équilibre même à un baril inférieur à 40 dollars.

Même s'il a remonté par rapport à une creux de plus de cinq ans touché en début d'année, le Brent, à 60 dollars le baril, est en baisse de près de 50% par rapport à son dernier pic de juin.

Les actionnaires du projet ont échoué à s'entendre sur la répartition des parts et ont demandé au gouvernement norvégien d'intervenir sur le sujet.

"L'entente étant impossible sur ce partenariat, nous nous sommes retrouvés dans l'incapacité de signer un accord", a déclaré Karl Johnny Hersvik, le directeur général de Det norske , un des actionnaires.

Même sans accord, Statoil a dit espérer démarrer la première phase de production du champ Johan Sverdrup d'ici 2019. Une fois qu'il aura atteint son pic de production de 650.000 bep par jour, il représentera 40% de la production norvégienne.

La première phase du projet vise un développement de 2,4 milliards de bep pour un coût de 117 milliards de couronnes norvégiennes (13,47 milliards d'euros), un chiffre supérieur à la médiane de la prévision initiale de Statoil établie entre 100 et 120 milliards de couronnes.

Jusqu'à ce que le gouvernement norvégien décide de la répartition des parts, les entreprises se conformeront aux calculs établis par Statoil.

Cela donnerait une part de 40,0267% à Statoil, 22,12% pour le suédois Lundin Petroleum, 17,84% pour la holding publique Petoro, 11,8933% pour Det norske et 8,12% pour le danois Maersk. (Balazs Koranyi; Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)