Budget-France et CE en train "d'ajuster les choses"-Moscovici

vendredi 13 février 2015 09h17
 

PARIS, 13 février (Reuters) - La France et la Commission européenne sont en train "d'ajuster les choses" avant le verdict de l'exécutif européen sur la politique budgétaire française le 27 février, a déclaré vendredi le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.

Il a insisté sur Europe 1 sur l'importance pour la France d'avoir "une stratégie de réformes", au delà de la loi Macron. "Je pense que la France peut et doit avoir ça", a-t-il dit.

Pour échapper à des sanctions, la France, toujours en situation de "déficit excessif", doit convaincre la Commission du sérieux de ses efforts de redressement budgétaire et de la qualité de ses réformes visant à doper la croissance.

"On travaille bien", a dit Pierre Moscovici. "On avance, il reste toutefois des écarts, des écarts dont je suis persuadé que nous avons l'intention les uns et les autres de les combler."

Sur le plan budgétaire, la Commission demande des efforts structurels à tous les pays, dont la France, a-t-il dit. "Nous sommes en train, je pense, d'ajuster les choses avec le gouvernement français, je le crois, je l'espère, je le veux."

Interrogé sur la possibilité que la réforme défendue à l'Assemblée nationale par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, puisse aider à convaincre des efforts de la France, il a répondu : "Tout ce qui va dans le sens d'une économie qui soit plus compétitive, qui soit capable de créer plus d'emplois, qui soit plus forte, plus attractive, va dans le bon sens."

"En effet, il me semble que la loi Macron a un certain nombre de caractéristiques qui sont utiles dans ce sens-là", a-t-il poursuivi. "Ce qui compte, c'est qu'il n'y ait pas une réforme mais une réforme continue, des réformes continues."

La Cour des comptes a estimé mercredi que le déficit public de 2014 semble avoir été réduit davantage que l'objectif de 4,4% du produit intérieur brut du gouvernement mais elle a exprimé des doutes sur la capacité de le ramener comme prévu à 4,1% en 2015.

Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, a répondu jeudi dans un entretien à Reuters que le doute de la Cour sur 2015 était "excessif", en soulignant que l'exécutif envisageait d'autres gels de crédits.

Outre la France, la Commission se prononcera le 27 février sur la Belgique et l'Italie. (Jean-Baptiste Vey)