** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

jeudi 12 février 2015 18h34
 

PARIS/LONDRES, 12 février (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en
nette progression jeudi, l'accord de Minsk sur l'Ukraine, l'annonce inattendue
de mesures de soutien à la croissance de la banque centrale suédoise et l'espoir
d'un accord de renégociation de la dette grecque ayant insufflé un nouveau
souffle de vie aux marchés financiers.
    Un accord censé mettre fin au conflit ukrainien, assorti d'un cessez-le-feu,
a été conclu jeudi à Minsk au terme de longues heures de pourparlers entre les
dirigeants ukrainien, russe, français et allemand. 
    La décision de la banque centrale de Suède (Riksbank) de lancer un programme
d'assouplissement quantitatif (QE) et d'abaisser son taux d'intervention,
désormais négatif, a également soutenu le sentiment de marché. 
    Les investisseurs ont en outre été rassurés par l'annonce du relèvement par
la Banque centrale européenne (BCE), de cinq milliards d'euros, du montant des
liquidités d'urgence (ELA) mises à la disposition des banques grecques, alors
que la Grèce et ses partenaires réitéraient à l'ouverture du sommet européen à
Bruxelles leur volonté de parvenir à un accord. 
    A Paris, l'indice CAC 40 a clôturé en hausse de 1% à 4.726,20
points. Le Dax à Francfort, qui comprend nombre d'entreprises actives
en Russie, a gagné 1,56% et le FTSE à Londres a pris 0,15%. L'Eurofirst
300, qui a atteint un pic de sept ans après l'annonce d'un
cessez-le-feu en Ukraine, a gagné 0,64%. L'Eurostoxx 50 progresse de
1,29%.
    La Bourse d'Ahènes a grimpé 6,73%, dopée par ses banques dont
l'indice a fait un bond de 14,10%, alors que les rendements des
obligations grecques se sont nettement détendus, à 18,27% contre 21% pour les
l'échéance de juillet 2017 et à 15% contre 16,0% pour l'échéance avril 2019. 
    Les indices de la Bourse de Moscou  ont grimpé après
l'accord de Minsk, de 3,56% et 2,22%, et le rouble a effacé des pertes
antérieures pour progresser face au dollar et à l'euro. 
 
    A la clôture en Europe, les grands indices américains prennent 0,3% à 0,8%,
soutenus aussi par l'Ukraine et la Grèce, et par les bons résultats de Cisco. 
    La séance en Europe a été marquée en outre par une avalanche de résultats.
    A Paris, Renault a caracolé en tête du CAC 40 (+11,54%), l'une des
plus fortes progression de l'Eurofirst 300, juste derrière les banques grecques.
 Le constructeur a annoncé un triplement de son bénéfice en 2014, l'augmentation
de la productivité du groupe et une baisse des dépréciations ayant éclipsé les
effets de changes négatifs et la crise du marché russe. 
    La plus forte baisse du CAC est pour Pernod Ricard (-4,09%) après
un résultat courant stable au premier semestre 2014-2015, pénalisé par le recul
de ses ventes de cognac en Chine et de sa vodka aux Etats-Unis. 
 
    EDF (-3,84%) arrive en deuxième, malgré l'annonce de résultats 2014
en hausse. "Au regard des résultats sur l'année 2014, les objectifs fixés par le
groupe sur 2018 semblent difficiles à atteindre, notamment au regard de la
baisse des dépenses d'investissement", estime un trader. 
    Ailleurs en Europe, Crédit suisse s'est envolée de 9,09% après
avoir annoncé l'instauration de mesures destinées à faire face à la hausse du
franc suisse et fait état d'un bénéfice au quatrième trimestre supérieur au
consensus. 
    Sur le marché des changes, soutenu par l'augmentation de l'aide d'urgence
mise à la disposition des banques grecques, l'euro se reprend face au
dollar, qui perd 1% face à un panier de devises de référence à la suite
d'indicateurs de conjoncture décevants sur l'emploi et la consommation.    
    Sur le front du pétrole, après deux jours de baisse, le brut léger américain
regagne 1,86 dollar à plus de 50,60 dollars le baril et le Brent prend 2,56
dollars à 57,22 dollars le baril, dans des marchés soutenus par de nouvelles
réductions des investissements dans le secteur et par la faiblesse du dollar.
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)