France-Inquiétude des salariés de la raffinerie Total de la Mède

jeudi 12 février 2015 14h20
 

MARTIGUES, Bouches-du-Rhône, 12 février (Reuters) - Les salariés de la raffinerie Total de la Mède, près de Marseille, craignent d'être les premières victimes des décisions du groupe, qui veut supprimer 2.000 postes d'ici la fin de l'année. (voir et )

La raffinerie de Provence, qui emploie 500 salariés, pourrait être selon la CGT l'un des sites les "plus fragilisés" parmi les cinq raffineries du groupe en France.

Le syndicat s'attend à une "profonde transformation" du site accompagnée d'une "grosse perte d'emplois" pouvant aller de 150 postes à plus de la moitié des effectifs.

"On vit dans l'incertitude et on veut des réponses claires sur notre avenir", a dit le secrétaire CGT du comité d'entreprise (CE) du site de la Mède, Fabien Cros.

Total a dit avoir enregistré 6,5 milliards de dollars de dépréciations d'actifs au quatrième trimestre 2014 pour tenir compte de la baisse des prix du pétrole.

Le groupe, qui prévoit de présenter au printemps une réorganisation de ses activités de raffinage en France, a annoncé qu'il réduirait de moitié la capacité de sa raffinerie britannique de Lindsey, avec 180 suppressions de postes à la clé.

Globalement, le groupe entend supprimer 2.000 postes d'ici à la fin de l'année - sur des effectifs proches de 99.000 personnes à fin 2013 - à travers des départs non remplacés et une division par cinq ou six des embauches.

"Plusieurs éléments nous laissent à penser que les raffineries de Donges et de La Mède seront directement impactées à travers une transformation complète de ces sites qui sont liés par des échanges de produits et de marchés", dit Fabien Cros.

Total, après plusieurs semaines de conflit social et la fermeture de son site de Dunkerque en 2010, s'était engagé à ne pas fermer de raffinerie en France pendant cinq ans, un délai qui expire dans les prochains jours.   Suite...