SYNTHESE-L'Eurogroupe et la Grèce se séparent sans accord

jeudi 12 février 2015 01h30
 

par Costas Pitas et Alastair Macdonald

ATHENES/BRUXELLES, 11 février (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro et la Grèce ont dressé le constat de leur incapacité à s'entendre ne serait-ce que sur une déclaration commune à l'issue d'une réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe, mercredi à Bruxelles, et se sont donnés rendez-vous lundi pour tenter de parvenir à un accord.

La réunion, qui a duré sept heures, a fourni à chacun des participants l'occasion de défendre son point de vue, notamment sur la question épineuse de l'extension du plan d'aide internationale à la Grèce, mais elle n'a comme prévu pas permis de rapprocher suffisamment les positions, a admis le président de l'Eurogroupe.

"Nous avons étudié un certain nombre de sujets, dont l'un était l'actuel programme (d'aide internationale)", a déclaré Jeroen Dijsselbloem au cours d'une conférence de presse tenue quelques minutes après minuit, jeudi.

"Nous avons parlé de la possibilité d'une extension. Pour certains d'entre nous, il est évident que ce serait la meilleure solution mais nous ne sommes pas encore parvenus à un accord à ce sujet. Il nous faut un peu plus de temps", a-t-il ajouté.

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a dit de son côté avoir exposé à ses partenaires européens les raisons pour lesquelles le plan d'aide actuel ne fonctionne pas. Il a ajouté ne pas avoir demandé d'extension de celui-ci, conformément à l'engagement pris par le Premier ministre Alexis Tsipras.

Se disant toujours prêt à coopérer avec l'Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), Yanis Varoufakis a néanmoins émis le souhait qu'un accord puisse être conclu dès lundi, lors de la réunion mensuelle de l'Eurogroupe à Bruxelles.

Le ministre luxembourgeois des Finances Pierre Gramegna s'était auparavant montré relativement optimiste. "Nous nous sommes mis d'accord sur une voie à suivre", a-t-il déclaré à la presse, ajoutant qu'il n'y avait pas eu de conflit pendant les discussions.

Avant la réunion, le gouvernement formé par Alexis Tsipras après la victoire du parti de gauche anti-austérité Syriza aux législatives du 25 janvier s'était dit déterminé à tenir ses positions face à l'Allemagne et aux alliés de celle-ci afin d'en finir avec la tutelle de la "troïka" (UE, BCE et FMI) et d'obtenir une renégociation de la dette de son pays.   Suite...