SYNTHESE-Première confrontation directe pour la Grèce à l'Eurogroupe

mercredi 11 février 2015 16h42
 

par Costas Pitas et Alastair Macdonald

ATHENES/BRUXELLES, 11 février (Reuters) - La réunion de l'Eurogroupe mercredi s'annonçait comme la première confrontation directe entre le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, et ses homologues de la zone euro, après des échanges à distance qui ont surtout illustré les divergences de vue entre les deux camps sur l'aide à la Grèce.

Le gouvernement formé par Alexis Tsipras après la victoire du parti de gauche anti-austérité Syriza aux législatives du 25 janvier s'est dit prêt à tenir ses positions face à l'Allemagne et aux alliés de celle-ci afin d'en finir avec la tutelle de la "troïka" (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) et d'obtenir une renégociation de la dette de son pays.

"Si une dette ne peut plus être remboursée, alors cela conduit à une décote (haircut)", a dit Yanis Varoufakis au magazine allemand Stern, dans une interview parue mercredi. "L'élément essentiel, c'est que la dette de la Grèce ne peut pas être remboursée dans un avenir proche."

Mardi, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a jugé que si Athènes refusait de demander une prolongation du plan d'aide en cours, alors "tout sera fini", excluant de facto une réduction de la dette ou une nouvelle forme d'aide.

Lui et les autres ministres de la zone euro attendent de Yanis Varoufakis qu'il leur présente ses propositions lors de la réunion prévue à 16h30 GMT, avant le Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement jeudi. Mais aucun des participants n'imagine que les discussions aboutiront en quelques heures à un compromis.

"Nous allons écouter les projets du nouveau gouvernement grec et voir sur quelle base nous pouvons continuer notre soutien à la Grèce", a dit le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, à son arrivée à Bruxelles.

"Je ne m'attends pas à un résultat aujourd'hui, ce n'est que le début de nos discussions, nous avons un autre Eurogroupe prévu lundi prochain. Nous avancerons pas à pas."

Auparavant, un responsable allemand avait expliqué qu'aucune décision concrète sur le dossier de la dette grecque ne pourrait être adoptée lors du Conseil européen de jeudi, toute proposition économique présentée par Athènes devant être soumise à la "troïka".   Suite...