Grèce-Les retraits de dépôts bancaires ralentissent

mardi 10 février 2015 15h41
 

ATHENES, 10 février (Reuters) - Les retraits de dépôts bancaires en Grèce ralentissent depuis le début février après leur forte hausse du mois dernier mais les épargnants restent sur leurs gardes, indique-t-on de sources bancaires haut placées.

L'incertitude politique avant les élections législatives du 25 janvier avait entraîné d'importants retraits qui ont fragilisé les banques et les ont contraintes de demander davantage de liquidités à la Banque centrale européenne (BCE).

Beaucoup craignaient que cette situation se prolonge avec l'épreuve de force engagée par le nouveau pouvoir contre les créanciers internationaux du pays.

"Les retraits sont plus faibles à ce stade en février comparé à la baisse de 11 ou 12 milliards d'euros des dépôts en janvier", a dit un banquier en demandant à ne pas être identifié. "J'estime les sorties à environ un milliard depuis le début du mois", a-t-il ajouté.

Selon lui, l'encours des dépôts bancaires des ménages et des entreprises est passé sous les 150 milliards d'euros le mois dernier.

La banque centrale publiera le 26 février les chiffres officiels des dépôts de janvier.

"Les retraits ont décéléré jusqu'ici en février", a confirmé à Reuters le directeur général d'une des quatre grandes banques du pays. "Le système bancaire dispose de liquidités adéquates."

"Depuis les élections, on constate un ralentissement des retraits", a surenchéri un autre.

Le 5 février, la BCE a décidé de ne plus accepter les obligations d'Etat grecques en échange de ses opérations de financement, ce qui reporte sur la banque centrale d'Athènes le poids du financement des banques du pays. (George Georgiopoulos, Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)