Réforme territoriale-Valls tend un rameau d'olivier au Sénat

mardi 28 octobre 2014 19h11
 

PARIS, 28 octobre (Reuters) - Manuel Valls a proposé mardi de travailler en bonne intelligence avec le Sénat sur la réforme territoriale et d'examiner les amendements de la chambre haute, repassée à droite à la rentrée, notamment sur la nouvelle carte de France des "super régions".

"Lors de la première lecture du projet de loi sur les régions, une majorité a choisi de ne pas rentrer dans le fond du texte (...) et de ne pas formuler de vraies propositions", a regretté devant les sénateurs le Premier ministre, qui a opposé le rôle constructif joué selon lui par l'Assemblée nationale.

Les députés ont amendé en juillet le premier volet de la réforme territoriale voulue par François Hollande en ramenant de 14 à 13 le futur nombre des régions en métropole.

"Aujourd'hui, la deuxième lecture offre au Sénat la possibilité de jouer pleinement son rôle de législateur", a dit Manuel Valls, s'adressant à Gérard Larcher, le nouveau président UMP du Sénat, dont les troupes ont dessiné une carte à 15 régions.

Le Premier ministre a pris acte, sans trancher la question, de la volonté de certains parlementaires de ne pas rattacher l'Alsace à d'autres régions.

"L'Etat d'esprit, c'est que la carte de l'Assemblée nationale est un bon compromis", même si cela peut bouger sur l'Alsace, résumait-on dans l'entourage du Premier ministre, qui souhaite favoriser "l'opposition constructive" promise par Gérard Larcher.

Alors que sa majorité était de gauche avant les élections sénatoriales, la chambre haute n'a que très rarement soutenu les textes d'un gouvernement dont la ligne économique était jugée trop libérale, notamment chez les sénateurs communistes.

L'examen du texte clarifiant la répartition des compétences au sein de la nouvelle carte territoriale française a été repoussé de novembre à fin décembre à la demande de Gérard Larcher, une concession vue comme une preuve de bonne volonté de la part du gouvernement.

Ce report est aussi l'occasion pour le gouvernement de poursuivre les arbitrages sur un texte où demeurent de nombreuses zones d'ombre.   Suite...