La Roumanie se conforme à l'accord d'aide, selon le FMI
BUCAREST, 4 juillet (Reuters) - L'économie roumaine est en bonne voie pour répondre aux exigences du Fonds monétaire international dans le cadre du programme d'aide, mais sa crédibilité demeure fragile, a prévenu samedi le représenant régional du FMI.
Comme la Hongrie et la Lettonie, la Roumanie a obtenu une aide internationale de 20 milliards d'euros sur deux ans de la part de donateurs internationaux, dont le FMI, pour faire face aux conséquences de la crise financière et protéger son économie, particulièrement vulnérable.
Une mission d'experts du FMI doit se rendre à Bucarest début août pour évaluer les progrès de la Roumanie, avant que l'institution n'approuve le versement de la deuxième tranche du prêt, a précisé à Reuters Tonny Lybek, responsable régional.
Le Produit intérieur brut roumain s'est contracté de 2,7% au premier semestre, chiffre qui cadre avec les objectifs assignés par l'accord.
"Les données préliminaires suggèrent que la Roumanie est dans les clous, mais la décision finale n'interviendra qu'après le premier examen du programme", a dit Tonny Libek.
Le plan d'aide implique que Bucarest mette en oeuvre des réformes du secteur public visant notamment à rendre la politique de rémunération plus transparente et les dépenses publiques plus efficaces.
Pour Tonny Libek, la contraction du PIB au premier trimestre, légèrement plus forte qu'attendu, met en exergue la nécessité de revoir le système de collecte d'impôts et de mieux définir les priorités de dépenses publiques.
Il dit ne pas exclure "une nouvelle détérioration" au deuxième trimestre et met en garde le gouvernement roumain contre l'adoption de mesures populistes à l'approche de l'élection présidentielle de novembre.
"Les mesures populistes pourraient être tentantes (...) mais elles sont dangereuses pour la stabilité économique parce qu'elles mineraient la crédibilité émergente. Aussi apprécions-nous que le gouvernement ait pour l'heure résisté à de telles pressions", a-t-il dit. (Radu Marinas, version française Grégory Blachier)
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