BOURSES-Europe finit en hausse, les taux se tendent avant la Fed

mercredi 16 septembre 2015 17h59
 

PARIS, 16 septembre (Reuters) - Les Bourses européennes ont
clôturé en hausse sensible mercredi tandis que les marchés
obligataires ont poursuivi leur décrue dans l'attente de
l'issue, jeudi, du FOMC de la Réserve fédérale américaine qui
pourrait décider d'une première hausse de ses taux directeurs en
près de 10 ans.
    Traduisant l'absence de consensus sur ce que la Fed
annoncera, le dollar est en très léger recul en début de soirée
et s'échange autour de 1,1299 dollar pour un euro.
    A Paris, l'indice CAC 40 a progressé de 1,67% à
4.645,84 points au lendemain d'une hausse de 1,13%.
    Londres a gagné 1,49%, Francfort 0,38% et
Milan 0,71%. L'indice EuroStoxx 50 des
valeurs vedettes de la zone euro a pris 1,38% et l'indice plus
large STOXX 600 Europe 1,53%.
    En revanche, les marchés obligataires ont baissé pour la
deuxième séance consécutive et les taux se sont tendus. Le
rendement de l'emprunt d'Etat américain à 10 ans a
frôlé en séance 2,3%, près d'un plus haut de trois mois, tandis
l'emprunt à deux ans a touché un plus haut depuis
avril 2011, à 0,819%.
    Le rendement de l'emprunt d'Etat allemand (Bund) à 10 ans
 s'est également tendu, de 13 points de base depuis
lundi à 0,78%, frôlant en séance 0,8%. Dans le même temps, le
taux à 10 ans de l'OAT française s'est tendu de 12
pdb à 1,103%.
    Les stratégistes taux de BNP Paribas estiment que la Fed va
laisser ses taux inchangés de même que ceux de Société générale,
qui soulignent la difficulté pour la Fed de relever ses taux
dans "un monde financier drogué à la liquidité".
    "Mais reporter une hausse de taux aura pour effet
d'augmenter les risques de long terme", expliquent les analystes
de SG.  
    Lors d'un point de presse mercredi, des responsables de la
recherche et de la gestion de Convictions Asset Management ont
dit leur préférence pour une hausse modérée de 25 points de base
 des fed funds dès ce jeudi. Elle présente, selon eux, "une
opportunité" de début de normalisation de la politique monétaire
sans précipitation. 
    

 (Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez)