Publicis cale au T3, prudent pour 2017

jeudi 20 octobre 2016 07h33
 

PARIS, 20 octobre (Reuters) - Publicis a marqué le pas au troisième trimestre, pénalisé par des pertes de budgets aux Etats-Unis, et s'est montré prudent pour la fin d'année et 2017 qui devrait voir Maurice Lévy passer le relais à un nouveau président du directoire.

Sur la période de juillet à septembre, le numéro trois mondial de la publicité a dégagé un chiffre d'affaires de 2,31 milliards d'euros, en croissance organique de 0,2% contre 0,8% attendu par le marché et après 2,7% au deuxième trimestre.

Le trimestre en cours continuera d'être affecté par les pertes de plusieurs budgets d'achats d'espaces publicitaires aux Etats-Unis, a prévenu Publicis qui s'est également montré prudent pour 2017 face aux incertitudes que pourraient provoquer plusieurs scrutins politiques, notamment en France, et la poursuite des turbulences liées au Brexit.

"Nous avons pas mal de clients qui sont en train de regarder des hypothèses de délocalisation de certaines activités de Londres vers l'Europe continentale", a expliqué à des journalistes le président du directoire Maurice Lévy, précisant que Publicis maintenait l'ensemble de ses activités dans le pays où il enregistre actuellement de bonnes performances.

L'année 2017 devrait également être marquée par un changement de règne à Publicis qui n'a connu que deux dirigeants depuis sa fondation en 1926.

Maurice Lévy a qualifié de spéculations les scénarios évoqués dans la presse suggérant un duo à la tête du directoire et un nouveau rôle pour Maurice Lévy au conseil de surveillance.

Le patron emblématique de Publicis, âgé de 74 ans, s'est toutefois dit prêt à rester au sein de Publicis pour aider à la transition.

Le nom de son successeur, qui sera probablement issu des rangs de la société, sera connu au plus tard en février.

A l'occasion de la publication de son chiffre d'affaires, Publicis a par ailleurs annoncé qu'il prévoyait d'avancer de 2018 à 2016 son objectif de porter le taux de distribution du dividende à 42%. (Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot)