Publicis fait mieux que prévu au T2,le départ de Lévy se précise

jeudi 21 juillet 2016 07h30
 

PARIS, 21 juillet (Reuters) - Publicis choisira d'ici février prochain le successeur de son emblématique dirigeant Maurice Lévy qui vient d'achever la réorganisation du troisième groupe publicitaire mondial, en perte de vitesse depuis son mariage avorté avec Omnicom.

Le groupe français a fait état jeudi d'un deuxième trimestre meilleur que prévu, des gains récents de budgets comme la marque Dish de Procter & Gamble, Asda et 21st Century Fox ayant permis de compenser l'impact de la perte d'une série de contrats l'an dernier.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 2,46 milliards d'euros sur la période d'avril à juin, faisant ressortir une croissance à données comparables de 2,7%, contre 1,72% attendu en moyenne par le marché selon un consensus compilé par Inquiry Financial.

Publicis a confirmé prévoir une amélioration de ses résultats financiers pour 2016 même s'il anticipe un ralentissement sensible au troisième trimestre sous l'effet de la perte des budgets d'achat d'espace aux Etats-Unis de Procter & Gamble, Coca-Cola, Mondelez et General Mills.

"Nous avons le sentiment que les principaux problèmes que nous avons pu connaître sont derrière nous", a déclaré à des journalistes Maurice Lévy, à la tête de la société depuis 1987.

Publicis, qui n'a connu que deux dirigeants depuis sa création il y a 90 ans, s'apprête à tourner une page alors que Maurice Lévy devrait passer le relais lors de la prochaine assemblée générale.

"Le projet de succession est toujours à l'ordre du jour", a expliqué le dirigeant dont le départ a été plusieurs fois repoussé ces dernières années.

"Ce sera probablement dans cette fenêtre de tir, ce sera entre décembre et février, (...)que le choix se fera et que l'annonce se fera", a-t-il ajouté à propos de la désignation de son successeur par le conseil de surveillance.

Le titre Publicis a clôturé mercredi en hausse de 2,51% à 64,22 euros, donnant une capitalisation boursière de 14,5 milliards. (Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain, édité par Marc Joanny)