DCNS a les yeux rivés sur l'Australie et le bénéfice net en 2016

lundi 22 février 2016 07h00
 

PARIS, 22 février (Reuters) - DCNS vise une hausse de l'ordre de 10 à 15% de son bénéfice net en 2016, après avoir renoué avec les profits en 2015, et espère décrocher d'ici le troisième trimestre un méga-contrat de sous-marins en Australie pour lequel il figure parmi les favoris.

Le constructeur naval militaire, dont l'équipementier Thales détient 35%, fait état lundi dans un communiqué d'un bénéfice net de 58,4 millions d'euros l'an passé, après une perte nette de 347,3 millions en 2014.

DCNS, qui avait plombé les comptes de Thales en 2014, y est parvenu en améliorant la maîtrise de ses délais de livraisons et en réduisant le nombre de ses 6.000 fournisseurs.

Son chiffre d'affaires est attendu en légère croissance cette année, par rapport aux 3,039 milliards d'euros de 2015 en grande partie liés à la livraison d'une frégate multimissions Fremm à l'Egypte en juillet 2015 et à l'exécution de programmes de sous-marins au Brésil, en Inde et en Malaisie.

Les prises de commandes de 3,521 milliards d'euros, dont plus de deux tiers dans la maintenance et la modernisation de flottes, font ressortir un "book-to-bill" à 1,15 et portent le carnet de commandes à 12,26 milliards d'euros.

"Ce carnet s'écoule sur une période relativement longue. Les nouvelles prises de commandes de 2015 commenceront à générer du chiffre d'affaires au-delà de l'horizon 2016", a dit le directeur financier de DCNS Frank Le Rebeller à des journalistes.

DCNS, dont l'Etat possède 62% du capital et les salariés le solde, a présenté le 27 novembre une offre pour la construction d'une nouvelle flotte de sous-marins australiens, un contrat estimé à 35 milliards de dollars (32 milliards d'euros).

Plusieurs sources ont dit à Reuters fin janvier que DCNS et un consortium japonais mené par Mitsubishi Heavy Industries et Kawasaki Heavy Industries avaient distancé leur concurrent allemand ThyssenKrupp pour des raisons techniques.

DCNS livrera également cet été à l'Egypte les deux porte-hélicoptère Mistral que la France a refusé de vendre à la Russie à la suite d'un embargo lié à la crise ukrainienne.   Suite...