Natixis va investir 220 mlns pour "digitaliser" ses métiers

mardi 8 novembre 2016 18h06
 

PARIS, 8 novembre (Reuters) - Natixis a annoncé mardi un plan d'investissement de 220 millions d'euros "pour industrialiser, transformer et digitaliser ses métiers", et dégager, pour la banque d'investissement du mutualiste BPCE, une économie annuelle de 250 millions par an d'ici 2019.

Natixis, chez qui a été constituée au cours du trimestre une ligne de métier unique consacrée aux activités paiement du groupe BPCE, a également annoncé son intention d'acquérir une participation majoritaire dans PayPlug, une "fintech", qui offre des solutions de paiement pour le commerce en ligne.

Ce rachat s'inscrit dans une série d'acquisitions réalisées dans le domaine des paiements, comme avec la cagnotte en ligne LePotCommun.fr ou encore Depopass, spécialisée dans le paiement entre particuliers de véhicules d'occasion.

"Ces opérations illustrent la forte volonté du Groupe BPCE et de Natixis d'investir significativement dans ce domaine en pleine transformation et en particulier d'être le partenaire de fintechs innovantes", a commenté Natixis dans un communiqué.

BPCE, qui regroupe notamment les réseaux des Caisses d'épargne et des Banques populaires, a annoncé ces derniers mois de multiples initiatives pour accélérer son développement dans les nouvelles technologies financières et a notamment débauché le "chief digital officer" de la SNCF.

L'annonce du plan d'investissement et du rachat de PayPlug, ont été faites lors de la publication des résultats trimestriels de Natixis, qui a bénéficié, à l'instar des autres banques françaises, d'une accélération des activités de marchés, notamment dans l'obligataire.

Le résultat net de Natixis a progressé de 2% à 298 millions d'euros alors que la moyenne de quatre analystes interrogés par Inquiry Financial pour Reuters s'établit à 326 millions d'euros.

Le ratio de solvabilité CET 1 a progressé de 11% au 30 juin à 11,2% au 30 septembre.

Le groupe, qui s'est aussi félicité de la bonne tenue de ses activités fusions-acquisitions mais aussi de sa division assurances, a estimé que les résultats confortait sa stratégie dite "asset light", c'est-à-dire le développement d'activités peu gourmandes en capital. (Julien Ponthus, édité par Jean-Michel Bélot)