Technip-Résultats ajustés en hausse, baisse d'activité en 2016

jeudi 25 février 2016 07h03
 

PARIS, 24 février (Reuters) - Technip a publié jeudi des résultats en hausse au titre de 2015 hors éléments exceptionnels, grâce à sa division Subsea (infrastructures sous-marines), mais a fait savoir que la baisse de son activité pourrait atteindre 15% environ en 2016.

Le spécialiste des équipements pétroliers et gaziers a précisé dans un communiqué qu'il tablait pour sa division Subsea sur un chiffre d'affaires ajusté compris entre 4,7 et 5,0 milliards d'euros en 2016 (contre 5,9 milliards en 2015) et sur un résultat opérationnel de 640 à 680 millions (contre 851 millions).

Dans sa division Onshore/offshore, Technip vise un chiffre d'affaires ajusté de 5,7 à 6,0 milliards d'euros (contre 6,3 milliards en 2015) et sur un résultat opérationnel courant ajusté compris entre 240 et 280 millions (contre 33,9 millions).

Confronté à la chute des prix du baril et des investissements de ses clients, Technip a indiqué qu'il n'attendait pas "de changement significatif" de leurs priorités "au cours des 12-18 prochains mois", avec des investissements dans de nouveaux projets qui "resteront bien inférieurs à 2014" et "une meilleure résilience en Aval par rapport à l'Amont".

Hors exceptionnels, Technip a enregistré au titre de 2015 un résultat net de 587 millions d'euros (+4,0%), un résultat opérationnel courant ajusté de 987 millions (+19,7%) et un chiffre d'affaires ajusté de 12,2 milliards (+13,8%).

Son résultat net part du groupe, qui inclut des charges de restructuration pour un montant de 635 millions d'euros, ressort toutefois à 45 millions contre 437 millions en 2014.

Selon un consensus réalisé par Reuters, les analystes attendaient en moyenne un résultat net de 507 millions d'euros hors exceptionnels et un chiffre d'affaires de 11.867 millions.

Technip propose un dividende de 2,00 euros par action, stable, et maintient l'option d'un paiement en titres.

Le groupe a revu à la hausse son objectif de réductions de coûts d'ici à la fin 2017, de 830 millions à un milliard d'euros. (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)