Vallourec-Perte au T1, 2.000 postes supplémentaires menacés

mercredi 29 avril 2015 17h49
 

PARIS, 29 avril (Reuters) - Vallourec a annoncé mercredi une perte nette au titre du premier trimestre, le groupe continuant de subir la dégradation des marchés pétroliers, et a dévoilé des mesures de réduction de coûts qui devraient le conduire à supprimer 2.000 postes supplémentaires d'ici 2017.

Le producteur de tubes sans soudure en acier avait déjà indiqué en février que son plan d'économies entraînerait 1.400 suppressions de postes en 2015.

Il a fait savoir mercredi qu'il souhaitait réduire d'un tiers la capacité de ses tuberies européennes d'ici 2017 (par rapport à 2014), qu'il recherchait un partenaire majoritaire pour son aciérie française de Saint-Saulve (Nord) et qu'il réduirait ses coûts fixes partout dans le monde.

"L'ensemble de ces dispositions conduirait à une réduction d'environ 2.000 postes, dont les trois quarts en Europe", a-t-il précisé.

Ces mesures doivent lui permettre d'atteindre les objectifs d'économies de son plan de compétitivité Valens, à savoir 350 millions d'euros sur la base de coûts 2014 avec un effet en année pleine en 2017.

Le président du directoire, Philippe Crouzet, a indiqué lors d'une conférence téléphonique que Vallourec prévoyait de réduire ses effectifs de 900 postes environ en France et que le groupe souhaitait "minimiser les départs contraints".

Vallourec a en outre indiqué que, malgré une génération de trésorerie disponible probablement négative au premier semestre, il continuait de viser un cash-flow disponible positif sur l'ensemble de 2015.

Le groupe a enregistré au premier trimestre une perte nette de 76 millions d'euros (contre un bénéfice de 56 millions), un résultat brut d'exploitation (RBE) de 53 millions (-73,0%) et un chiffre d'affaires de 1.052 millions (-17,2%).

Interrogé sur les rumeurs de rachat de Vallourec ou de rapprochement avec son partenaire japonais Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation (NSSMC) qui ont circulé le mois dernier, Philippe Crouzet a répondu: "Pas des négociations. Des rumeurs certes mais pas de négociations (...) D'autres peuvent avoir des idées, mais en tout cas ce n'est pas sur ma table de travail." (Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)