Faurecia veut quasi-doubler ses ventes en Chine d'ici 2018

lundi 10 novembre 2014 23h00
 

PARIS, 10 novembre (Reuters) - Faurecia a annoncé mardi viser un chiffre d'affaires supérieur à quatre milliards d'euros en Chine d'ici 2018, contre 2,3 milliards attendus cette année, reflet de l'accélération de l'équipementier sur le premier marché automobile mondial.

A l'occasion d'une journée investisseurs en Chine, le groupe, détenu à 51% environ par PSA Peugeot Citroën, a indiqué qu'il investirait dans les cinq prochaines années 400 millions d'euros sur le sol chinois, où il disposera alors de 55 usines et de plus de 1.200 ingénieurs consacrés à la Recherche & Développement (R&D).

Faurecia compte actuellement en Chine 38 usines et quatre centres de R&D, où travaillent 800 ingénieurs.

"Cet objectif sera atteint avec une stratégie de croissance continue avec les constructeurs automobiles internationaux et de renforcement des relations avec les constructeurs chinois, y compris via des accords de partenariat tel que celui dont dispose déjà Faurecia depuis avril 2013 avec Chang'an Automobile Group", a indiqué l'équipementier dans un communiqué.

Faurecia a par ailleurs confirmé les objectifs de son plan stratégique 2016, tels que révisés à la baisse en novembre 2013 à cause de problèmes de rentabilité en Amérique du Nord. Le groupe table toujours sur un chiffre d'affaires supérieur à 21 milliards d'euros d'ici deux ans, contre 18,03 milliards en 2013, en fonction du résultat de la revue stratégique en cours, notamment pour une activité de module avant de voiture que le groupe cherche à céder car il ne la juge plus stratégique.

Faurecia a également maintenu son objectif d'une marge opérationnelle comprise entre 4,5 et 5,0% d'ici 2016, contre 3% l'an dernier.

La semaine est riche en journée investisseurs organisées par des groupes automobiles français en Chine.

Après Michelin lundi, ce sera mercredi au tour de Renault de faire le point sur sa première usine chinoise, actuellement en construction, et de l'équipementier Valeo, qui fera visiter aux analystes financiers l'un de ses sites en Chine. (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)