La marque Nokia de retour sur le marché des smartphones en 2017

jeudi 1 décembre 2016 13h17
 

FRANCFORT/HELSINKI, 1er décembre (Reuters) - Des téléphones portables siglés Nokia devraient faire leur retour sur le marché l'an prochain grâce à un accord entre le groupe finlandais et une petite société fondée par plusieurs de ses anciens cadres.

Cette entreprise, HMD Global, elle aussi finlandaise, a repris officiellement jeudi l'activité de téléphones d'entrée de gamme de Nokia vendue à Microsoft en 2014 mais délaissée par ce dernier.

HMD a conclu avec Nokia un contrat de licence qui lui garantit l'usage exclusif de la marque pour vendre des téléphones portables et des tablettes sur les dix ans à venir, ainsi que l'utilisation de différents brevets technologiques, pour lesquels il versera des droits au groupe. La fabrication de ses produits sera sous-traitée à Foxconn.

Les premiers smartphones Android siglés Nokia issus de ce partenariat devraient être commercialisés au premier semestre de l'an prochain.

"Nous voulons être l'un des principaux acteurs concurrentiels du marché du smartphone", a déclaré à Reuters le directeur général de HMD, Arto Nummela, qui a longtemps travaillé au sein de Nokia, dans la vente et le développement de produits.

Le président de l'entreprise, Florian Seiche, lui, a travaillé successivement chez Siemens, Orange, HTC et Nokia.

Créée il y a six mois, HMD mise à la fois sur la notoriété de la marque Nokia, l'expérience de ses dirigeants et un partenariat avec le géant taïwanais de la sous-traitance Foxconn . Mais elle s'attaque à un marché surencombré, dominé par de multiples fabricants qui utilisent le système d'exploitation mobile Android de Google.

"Les barrières à l'entrée sur le segment des téléphones Android sont basses", estime Ben Wood, analyste spécialise du cabinet CCS Insight. "HMD a pour elle la marque Nokia et l'expérience en management. Sa capacité à monter en puissance sera le facteur clé de son succès." (Eric Auchard et Jussi Rosendahl; Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)