LEAD 3-Air France-Des salariés condamnés pour les chemises arrachées

mercredi 30 novembre 2016 13h29
 

(Actualisé avec réaction CGT)

BOBIGNY, Seine-Saint-Denis, 30 novembre (Reuters) - Trois prévenus jugés pour "violences" dans l'affaire des chemises arrachées de responsables d'Air France en octobre 2015 ont été condamnés mercredi à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis.

Deux autres poursuivis pour le même chef ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Onze prévenus poursuivis pour "dégradations" ont tous écopé de simples amendes de 500 euros chacun.

Le procureur avait requis des peines comprises entre deux et quatre mois de prison avec sursis pour les prévenus poursuivis pour "violences", et d'amendes de 1.000 euros pour onze personnes jugées pour "dégradations".

Air France "considère que cette décision de justice est la seule qui pouvait apporter une réponse cohérente, elle confirme que toute violence physique contre des individus est intolérable", indique la compagnie dans un communiqué.

Pour l'entreprise, cette décision "permet de clore le triste épisode du CCE Air France du 5 octobre 2015". "Air France est aujourd'hui tournée vers l'avenir et la reprise de sa croissance dans un climat apaisé et constructif".

En revanche, Lilia Mhissen, avocate d'une dizaine de salariés, s'est élevée contre le jugement, estimant que la compagnie n'avait apporté aucune preuve, notamment, de quelconques dégradations.

"Dans le dossier, on n'a aucune preuve d'un quelconque préjudice et le tribunal se permet quand même de condamner sur un dossier complètement vide", a-t-elle dit à la presse, précisant qu'elle conseillerait à ses clients de faire appel.   Suite...