Shell envisage de céder ses actifs pétroliers en Irak-sources

lundi 28 novembre 2016 19h14
 

LONDRES, 28 novembre (Reuters) - Royal Dutch Shell envisage de vendre ses participations dans des gisements de pétrole en Irak dans le cadre de son programme de cessions d'actifs de 30 milliards de dollars (28 milliards d'euros), a-t-on appris lundi auprès des sources du secteur.

Le géant pétrolier anglo-néerlandais, qui a finalisé en février le rachat de BG Group pour 54 milliards de dollars, tente de rationaliser son vaste portefeuille pétrolier et gazier.

Avec la chute des cours de l'or noir depuis leur pic de juin 2014, Shell souhaite se concentrer sur les secteurs d'activité offrant de meilleurs rendements comme le gaz naturel liquéfié et la production de pétrole en eaux profondes au Brésil et dans le golfe du Mexique.

Un porte-parole de Shell à Londres s'est refusé à tout commentaire.

Le groupe anglo-néerlandais, présent en Irak depuis plus d'un siècle, n'a enregistré que des bénéfices limités ces dernières années de sa participation à la production pétrolière dans le pays, ont dit les sources. Shell est payé en pétrole brut en Irak et dispose de peu de pouvoir sur la stratégie de production, ont-elle ajouté.

Shell juge en revanche utile de développer ses activités gazières en Irak et n'est pas intéressé par une vente de ces actifs, ajoutent les sources.

L'Irak représentait environ 4,4% de la production totale de pétrole et de gaz de Shell en 2015, selon le rapport annuel du groupe. (Ron Bousso et Dmitry Zhdannikov; Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison)