LEAD 1-Edison (EDF) convoite les clients d'Eni, ouvrirait son capital

lundi 28 novembre 2016 17h30
 

(Version complétée)

PARIS, 28 novembre (Reuters) - Edison sera candidat au rachat de l'activité de vente de détail de gaz et d'électricité d'Eni en Italie en cas de cession et envisagera d'ouvrir son capital si ce projet aboutit, a déclaré lundi le directeur général de la filiale d'EDF.

Marc Benayoun a également indiqué qu'Edison souhaitait quasiment tripler son portefeuille de clients en Italie à l'horizon 2018-2019, en dehors de toute acquisition potentielle, à un niveau de 3 à 4 millions contre 1,2 million actuellement.

"Eni a annoncé son souhait de sortir du 'retail', nous répondrons présents et nous serons actifs lorsque le processus de mise en vente sera initié", a-t-il dit lors d'une rencontre avec la presse.

"Leur objectif est de définir le périmètre d'ici la fin du premier trimestre 2017, ce n'est qu'à ce moment-là qu'un processus formalisé de mise en vente pourra être effectué", a-t-il ajouté, précisant que les actifs concernés valaient "quelques milliards d'euros".

Le directeur général a en outre déclaré qu'Edison, dont EDF détient 99,5% du capital après en avoir pris le contrôle en 2012, envisagerait d'ouvrir son capital à hauteur de 20% à 35% à un investisseur italien de long terme pour financer cette opération, reportée par Eni en raison de l'incertitude liée au référendum constitutionnel du 4 décembre.

"Il pourrait tout à fait y avoir, à un horizon de quelques années, un actionnaire avec un peu moins du tiers du capital et également un pourcentage significatif en Bourse", a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'EDF entendait rester majoritaire d'Edison.

Sans même compter sur les quelque 8 millions de clients d'Eni dans le gaz et l'électricité en Italie, Edison mise sur l'ouverture totale du marché italien de l'énergie et la fin des tarifs réglementés en 2018 mais aussi sur des offres innovantes pour tripler son portefeuille de clients, la société proposant par exemple de payer leur redevance télévisuelle.

"Dans un marché libre de cette taille, au-dessous de trois millions de clients, on n'a pas la taille critique (...) Avec un million de clients, on vivote, ce n'est pas quelque chose de soutenable à long terme", a estimé Marc Benayoun.   Suite...