Renzi pressé de rester aux affaires en cas d'échec de sa réforme

lundi 28 novembre 2016 12h41
 

par Crispian Balmer

ROME, 28 novembre (Reuters) - Quand Barack Obama, qui quittera la Maison blanche le 20 janvier, est venu faire ses adieux à plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement européens, le 18 novembre à Berlin, Matteo Renzi lui a déclaré que son mandat pourrait très bien s'achever avant le sien.

Le président du Conseil italien âgé de 41 ans a promis de démissionner en cas de rejet de son projet de réforme constitutionnelle, lors du référendum du 4 décembre, or le "non" est donné largement gagnant.

"Je n'ai pas l'intention de m'éterniser", a-t-il déclaré lors de l'entrevue avec le président américain sortant, dit-on de source diplomatique. Certains le pressent toutefois de rester aux affaires quelle que soit l'issue du scrutin, notamment pour éviter une nouvelle crise bancaire.

Parmi eux figurent Barack Obama lui-même, qui a lui a conseillé en octobre de "rester un moment quoi qu'il arrive". Plusieurs dirigeants d'entreprises et membres du gouvernement se sont également exprimés en ce sens.

"Mon opinion personnelle est que Renzi doit rester. Ce qui doit être considéré (...), c'est l'intérêt du pays", a ainsi déclaré vendredi son ministre de l'Industrie, Carlo Calenda.

Trois membres de la majorité ayant des contacts réguliers avec le chef du gouvernement assurent néanmoins qu'il tiendra parole et démissionnera sans délais en cas de victoire du "non".

Le président Sergio Mattarella pourrait en appeler à son sens des responsabilités et l'inviter à solliciter à nouveau la confiance du Parlement, mais sa réponse dépendra probablement de l'ampleur de la défaite, selon l'un de ses conseillers ayant requis l'anonymat.

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