Le Japon veut limiter la hausse de la dépense publique en 2017

vendredi 25 novembre 2016 11h22
 

par Takaya Yamaguchi

TOKYO, 25 novembre (Reuters) - Le Japon ne prévoit qu'une hausse modeste de ses dépenses publiques l'année prochaine, selon les grandes lignes du budget que Reuters a pu consulter, le Premier ministre, Shinzo Abe, optant ainsi pour une stratégie différente de celle de la relance, prônée par Donald Trump aux Etats-Unis et suggérée par l'OCDE à ses pays membres.

En laissant sa politique monétaire inchangée au début du mois, assurant ainsi le maintien de taux d'intérêt historiquement bas, la Banque du Japon a pourtant donné une grande marge de manoeuvre à Shinzo Abe pour augmenter les dépenses.

Le Premier ministre est arrivé au pouvoir fin décembre 2012 avec l'engagement de redynamiser la troisième puissance économique mondiale grâce à une stratégie de relance - les "Abenomics" - en trois volets, monétaire, budgétaire et structurelle. Mais après des débuts encourageants, cette politique tarde à porter ses fruits: la reprise économique reste fragile et l'inflation est encore très loin de l'objectif affiché de 2%.

Les prix à la consommation ont reculé en octobre pour le huitième mois consécutif dans le pays et la Banque du Japon a repoussé dans le temps la perspective d'un retour à une inflation de 2%.

Malgré cette situation, Shinzo Abe préfère ne pas trop se reposer sur une hausse de la dépense publique pour stimuler la croissance, le Premier ministre ne voulant pas augmenter une dette publique qui est déjà la plus lourde de tous les pays développés.

Il profite en cela de l'absence d'appels en faveur d'un nouveau coup de pouce budgétaire, les entreprises nippones bénéficiant actuellement de la baisse du yen et de la hausse des actions.

"A ce stade, nous ne prévoyons pas une mobilisation budgétaire à grande échelle", a dit à Reuters un responsable gouvernemental.

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