GB-Croissance confirmée à 0,5% au 3ème trimestre malgré le Brexit

vendredi 25 novembre 2016 11h01
 

LONDRES, 25 novembre (Reuters) - La croissance économique en Grande-Bretagne a bien été de 0,5% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, soutenue par des investissements plus importants que prévu, a annoncé vendredi l'Office national de la statistique (ONS), confirmant ainsi sa première estimation publiée fin octobre.

Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,3% sur un an, ce qui est là aussi conforme à la précédente estimation. Il s'agit de la croissance la plus forte depuis début 2014, portée par des exportations favorisées par une livre faible.

Les investissements ont augmenté de 0,9% sur le trimestre malgré le vote fin juin en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une hausse de 0,6%.

Toutefois, le véritable test sur l'impact du vote britannique en faveur du "Brexit" aura lieu l'an prochain. La hausse de l'inflation provoquée par la chute de la livre après le référendum devrait réduire les dépenses des ménages et il y a des craintes que l'investissement ralentisse aussi.

"L'investissement des entreprises a bien résisté tout de suite après le référendum sur l'Union européenne, bien qu'il soit probable que la plupart de ces décisions d'investissement aient été prises avant le jour du scrutin", note Darren Morgan, statisticien chez l'ONS.

"Cela, ajouté à des dépenses de consommation en hausse à la faveur de l'augmentation du revenu des ménages, et à une bonne performance dans les services, a permis à l'économie de croître à un rythme globalement conforme à sa moyenne historique."

Le revenu des ménages a augmenté de 0,7% au troisième trimestre, en léger repli, a précise l'ONS.

L'Office for Budget Responsibility (OBR), un organisme public chargé d'établir les prévisions économiques servant de référence au budget, a annoncé mercredi que la croissance de l'économie britannique devrait ralentir nettement l'an prochain, à 1,4% contre environ 2,1% cette année.

Tableau (Andy Bruce et William Schomberg, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten)