Mexique-Plus forte croissance trimestrielle en deux ans au T3

mercredi 23 novembre 2016 21h28
 

MEXICO, 23 novembre (Reuters) - L'économie mexicaine a enregistré sur la période juillet-septembre sa croissance trimestrielle la plus prononcée en deux ans, selon des données officielles publiées mercredi et le gouvernement a confirmé ses prévisions 2016 et 2017, soulignant ne déceler à ce stade aucune menace tangible du fait de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

L'homme d'affaires, élu sous l'étiquette républicaine, a en effet, au cours de sa campagne, dit à plusieurs reprises qu'il était prêt à remettre en cause l'accord de libre-échange qui lie les deux pays, tout en proposant de bloquer les transferts d'argent des immigrants mexicains afin de financer la construction d'un mur à la frontière.

Les Etats-Unis sont le premier partenaire commercial du Mexique.

La semaine dernière, la banque centrale du Mexique a relevé ses taux d'intérêt en avertissant que l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis risquait de remettre en cause l'orientation de la deuxième économie d'Amérique latine.

Et, ce mercredi, l'institut d'émission a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2017, ne tablant plus que sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) comprise entre 1,5% et 2,5%, contre une précédente fourchette de projections allant de 2,0% à 3,0%.

Pour cette année, la banque centrale mexicaine a resserré sa fourchette de prévisions, voyant désormais une croissance allant de 1,8% à 2,3%, contre 1,7%-2,5% précédemment.

Elle s'aligne ainsi sur les économistes qui, selon une enquête de la banque Banamex, anticipent désormais pour l'année prochaine une croissance de 1,8% contre une précédente projection de 2,3%.

Le gouvernement mexicain, lui, s'en tient lui à sa prévision d'une croissance de 2,0% à 3,0% pour 2017 et à celle d'une hausse du PIB comprise entre 2,0% et 2,6% pour cette année.

"Aucune des mesures (proposées par Donald Trump) ne s'est matérialisée. Il s'agit de suppositions et nous devons travailler avec des dossiers concrets, une politique mise en oeuvre", a déclaré Vanessa Rubio, vice-ministre des Finances.   Suite...