France-Risque sur le stockage de gaz, faute de réforme

vendredi 25 novembre 2016 14h43
 

* Le secteur gazier se plaint d'un manque de volonté politique

* Le stockage de gaz, facteur clef de la sécurité énergétique

* L'absence de régulation pèse sur l'avenir des sites

par Emmanuel Jarry

PARIS, 25 novembre (Reuters) - En plein débat sur l'indisponibilité de 12 réacteurs nucléaires ( ), les hésitations du gouvernement sur un projet de réforme du stockage du gaz font planer une autre menace sur la sécurité de l'approvisionnement énergétique de la France.

La loi de transition énergétique d'août 2015 autorisait la modification par ordonnance, dans un délai de 12 mois, des modalités d'accès au stockage souterrain - une quinzaine de sites d'une capacité totale équivalente à près de 150 TWh, soit environ un tiers de la consommation annuelle nationale de gaz.

La France important la quasi-totalité du gaz qu'elle brûle, ces sites ont un rôle clé : ils fournissent jusqu'à 60% du gaz consommé en période de grand froid, alimentent les centrales thermiques en cas de pic de consommation électrique ou de risque de rupture de charge et absorbent l'excès d'offre de gaz en été.

Mais le conseil d'Etat a retoqué l'ordonnance qui devait être promulguée en août. Fournisseurs et stockeurs, qui avaient anticipé la réforme pour préparer leur campagne 2017-2018, se plaignent d'être laissés dans le flou et sonnent l'alarme.

"Pour l'hiver qui vient, les capacités de stockage sont vendues. En revanche, on ne sait pas ce qui va se passer pour l'hiver 2017-2018", explique une porte-parole de l'Association française du gaz (AFG).   Suite...