EDF-Le démarrage des éoliennes en mer françaises retardé d'un an

mardi 22 novembre 2016 12h33
 

PARIS, 22 novembre (Reuters) - Les mises en service des trois premiers parcs français d'éoliennes en mer construits par EDF seront retardées d'un an en raison de recours déposés l'été dernier devant la cour administrative d'appel de Nantes, a estimé mardi l'électricien public.

Béatrice Buffon, responsable des "Energies marines renouvelables" d'EDF Energies nouvelles, a précisé lors d'une rencontre avec la presse que ces mises en service étaient désormais programmées pour 2021-2022, au lieu de 2020-2021 prévu précédemment.

La cour administrative d'appel de Nantes a un an au maximum pour se prononcer sur les recours et sa décision doit donc intervenir "avant l'été 2017", a-t-elle ajouté.

"Ça nous permettrait une première décision d'investissement fin 2017 ou début 2018", a souligné Béatrice Buffon, précisant que trois à quatre ans de construction seraient ensuite nécessaires.

EDF a été retenu en 2012 pour construire les trois parcs d'éoliennes en mer de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), d'une puissance cumulée d'environ 1.400 mégawatts (MW), aujourd'hui concernés par des recours.

En mai, le groupe avait annoncé un partenariat avec le canadien Enbridge qui remplaçait un précédent accord avec le danois Dong Energy pour développer, construire et exploiter ces trois parcs, qui représentent ensemble 6 milliards d'euros d'investissements dont moins de la moitié pour EDF.

Antoine Cahuzac, directeur exécutif d'EDF en charge du pôle énergies renouvelables, a pour sa part rappelé mardi que le groupe souhaitait mettre en service 5 à 6 gigawatts (GW) supplémentaires de capacités de production d'électricité d'origine renouvelable en France à l'horizon 2030, un objectif qui implique des investissements de l'ordre de 5 à 6 milliards d'euros.

Globalement, EDF veut quasiment doubler d'ici 2030 ses capacités en matière d'énergies renouvelables pour les porter de 28 GW à plus de 50 GW.

Le groupe ciblera en priorité les zones où il existe des besoins de nouveaux moyens de production, telles que l'Amérique latine, la Chine, l'Inde ou l'Afrique subsaharienne, a indiqué Antoine Cahuzac.

"Nous avons des débuts de discussions avec quelques partenaires chinois pour savoir si on se lance dans l'éolien offshore en Chine", a-t-il également dit. (Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)