LEAD 1-Novartis achète Selexys pour $665 millions, le titre baisse

lundi 21 novembre 2016 11h08
 

(Actualisé avec détails, cours de Bourse)

ZURICH, 21 novembre (Reuters) - Novartis a annoncé lundi le rachat du laboratoire américain Selexys Pharmaceuticals pour 665 millions de dollars (625,3 millions d'euros), dans le but de développer sa gamme de traitements des maladies du sang.

Le groupe pharmaceutique suisse a exercé son droit d'acquisition de Selexys, dont il disposait depuis 2012, à l'issue d'un test clinique de phase II du SelG1, un traitement expérimental du laboratoire américain dont le but est de réduire les crises vaso-occlusives.

Ces crises surviennent chez des patients atteints de drépanocytose, une maladie héréditaire qui se traduit par la production de globules rouges déformés susceptibles de boucher des vaisseaux sanguins.

La transaction correspond à la stratégie du directeur général de Novartis, Joe Jimenez, de procéder à des acquisitions cibler pour compléter le portefeuille de médicaments du groupe.

Dans le domaine du traitement des maladies du sang, les prix peuvent atteindre des niveaux très élevés en raison d'une forte demande. Quelque 90.000 Américains sont atteints d'une drépanocytose héréditaire.

Les analystes ne sont cependant convaincus qu'à moitié par le rachat de Selexys, d'où, vers 10h00 GMT, le recul de 1,4% du titre Novartis à 70,55 francs suisses, baisse qui plombe l'indice Stoxx regroupant les principales valeurs pharmaceutiques européennes (-1,05%).

Cela porte à 18,8% le repli de l'action Novartis depuis le début de l'année, contre -14,5% pour l'indice sectoriel.

"(Ce rachat) permet sans conteste d'augmenter le nombre de médicaments à venir dans le domaine de l'hématologie au sein de la branche oncologie mais on ne peut pas dire que ce soit une bonne affaire et cela n'aura pas d'influence sur le cours de l'action", a dit Michael Nawrath, analyste chez Zürcher Kantonalbank.

"Les problèmes de Novartis - perte de chiffre d'affaires en raison de l'expiration du brevet sur (l'anti-cancéreux) Glivec, manque de croissance (de la division de soins oculaires) Alcon et débuts commerciaux mitigés (du traitement des insuffisances cardiaques) Entresto - pèsent bien plus lourd que cette acquisition." (John Miller, Wilfrid Exbrayat et Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)