Objets connectés-Le français Sigfox lève encore 150 mlns

vendredi 18 novembre 2016 12h05
 

LONDRES, 18 novembre (Reuters) - La start-up française Sigfox a annoncé vendredi avoir levé 150 millions d'euros supplémentaires auprès d'investisseurs de premier plan, une somme qui aidera la groupe toulousain à déployer des réseaux mondiaux permettant de relier à internet toute une gamme d'objets, allant des machines à laver aux compteurs électriques.

Confirmant une information donnée dans un premier temps par Reuters, la société a précisé que le géant pétrolier Total , le spécialiste américain des logiciels Salesforce.com ainsi que Henri Seydoux, fondateur du fabricant de drones Parrot et actionnaire de la marque de luxe Christian Louboutin, figuraient parmi ses nouveaux actionnaires.

En février 2015, la "jeune pousse" française, fondée en 2009 par l'entrepreneur Ludovic Le Moan, avait levé 100 millions d'euros, notamment auprès les groupes industriels français Engie et Air Liquide, de l'opérateur de télécommunications espagnol Telefonica, du japonais NTT Docomo et du sud-coréen SK Telecom, de l'opérateur de satellites Eutelsat, et du fonds spéculatif américain Elliott Management.

Depuis sa création, Sigfox, a bâti un réseau mondial sans fil connectant plus de 10 millions d'objets à internet à un coût minimal, s'appuyant uniquement sur des sources d'énergie à proximité.

Les nouveaux fonds levés par l'entreprise, en concurrence avec le réseau Jasper de l'américain Cisco, lui permettront de déployer son réseau international dans 60 pays d'ici 2018 contre 26 actuellement.

Dans un communiqué, Sigfox, qui se rémunère sur la vente de forfaits de connectivité aux industriels qui vont, selon les volumes, de 1 euro à 10 euros par objet et par an, ajoute que l'équilibre financier était en vue.

"Nous sommes heureux d'accompagner le développement de Sigfox parce que la technologie fournie par l'entreprise peut être décisive dans l'accélération du déploiement de l'internet des objets", déclare Patrick Pouyanné, P-DG de Total, cité dans le communiqué. (Sophie Sassard et Anjuli Davies, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)