Liberty Global et Vodafone ne discutent pas d'autres accords

jeudi 17 novembre 2016 17h08
 

BARCELONE, 17 novembre (Reuters) - Le directeur général de Liberty Global a déclaré jeudi que la coentreprise créée aux Pays-Bas entre le câblo-opérateur américain et l'opérateur télécoms mobile britannique Vodafone n'ouvrait pas forcément la voie à d'autres transactions entre les deux groupes en Europe.

Prié de dire si la coentreprise néerlandaise allait être un modèle pour d'autres accords, Mike Fries a déclaré à l'occasion de la conférence organisée par Morgan Stanley sur la technologie, les médias et les télécommunications, à Barcelone: "Difficile de se prononcer, mais je dirais probablement que non."

Selon lui, les deux groupes ne discutent de rien d'autre en ce moment. "C'était une situation unique", a-t-il ajouté, tout en estimant qu'il y a encore de la place en Europe pour des opérations de fusions et d'acquisitions dans le secteur.

Liberty Global estime aussi qu'il sera peut-être nécessaire d'être opérateur mobile sur certains marchés, bien que le statut de MVNO (opérateur mobile virtuel) soit plus approprié.

Vodafone a pour sa part déclaré mercredi que les régulateurs pourraient regarder d'un oeil plus favorable une plus grande coopération entre les deux groupes en Europe afin de faire contrepoids aux opérateurs historiques, notamment en Allemagne, en Italie et en Grande-Bretagne.

"La Commission européenne s'est clairement prononcée en faveur d'une concurrence plus forte entre opérateurs historiques", a dit aux analystes et aux investisseurs à Barcelone le directeur général de Vodafone, Vittorio Colao.

Les télécoms, en hausse de 1,3%, affichent la plus forte hausse sectorielle en Europe à une demi-heure de la clôture des Bourses européennes.

Vodafone progresse de 1,33% à la Bourse de Londres et Liberty gagne près de 1,82% à Wall Street au même moment. (Harro Ten Wolde; Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand Boucey)