Vivendi cite WPP comme un exemple pour ses liens avec Havas

mercredi 16 novembre 2016 23h47
 

BARCELONE, 16 novembre (Reuters) - Le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, a cité le numéro un mondial de la publicité WPP comme un exemple de la manière avec laquelle le géant français des médias devrait travailler avec Havas dans le futur, les deux groupes cherchant à collaborer plus étroitement.

Le britannique WPP a indiqué en septembre avoir acquis, pour un montant non divulgué, une participation minoritaire au capital de la société de médias Les Nouvelles Editions Indépendantes (LNEI) contrôlée par Matthieu Pigasse, responsable mondial des fusions-acquisitions et du conseil aux gouvernements de la banque d'affaires Lazard.

"Cela peut paraître anecdotique mais ce n'est pas le cas", a déclaré Arnaud de Puyfontaine lors de la conférence de Morgan Stanley sur les TMT à Barcelone.

"D'un point de vue stratégique, il y a une convergence entre les entreprises des médias, du contenu, du marketing et des services."

Havas, le numéro cinq mondial de la publicité, est détenu à 60% par l'homme d'affaires Vincent Bolloré qui est aussi le président du conseil de surveillance de Vivendi et qui agit comme un actionnaire de contrôle du groupe français avec une participation minoritaire de 20%.

Vincent Bolloré a à plusieurs reprises indiqué que Havas, qui est dirigé par son fils Yannick, et Vivendi devraient travailler plus étroitement, avec une possible fusion des deux groupes à l'horizon.

"Allons-nous fusionner avec Havas ? Ce n'est pas un sujet qui est sur la table mais il ne faut jamais dire jamais", a ajouté Arnaud de Puyfontaine.

Comme exemples de collaboration entre les deux groupes, le dirigeant de Vivendi a expliqué que Havas pourrait puiser dans le catalogue de musiques d'Universal Music pour ses campagnes de publicité.

De son côté, Vivendi pourrait recourir aux analyses de données de marché de Havas, a ajouté Arnaud de Puyfontaine.

(Mathieu Rosemain; Matthieu Protard pour le service français, édité par Patrick Vignal)