16 novembre 2016 / 14:52 / il y a 9 mois

LEAD 1-EDF veut ramener à 5 milliard la facture des futurs EPR

(Actualisé avec citations)

par Benjamin Mallet

FLAMANVILLE, Manche, 16 novembre (Reuters) - EDF a déclaré mercredi vouloir ramener à cinq milliards d'euros environ la facture des futurs modèles de réacteurs nucléaires, le seul exemplaire d'EPR en cours de construction en France à Flamanville, dans la Manche, ayant connu des surcoûts et des retards à répétition.

EDF espère tirer les leçons de Flamanville, dont la mise en service est prévue fin 2018, pour proposer à moindre coût une version améliorée qu'il envisage de mettre en service en France à partir des années 2030.

"Le but, c'est qu'il soit moins cher en euros par kWh que la moins chère des énergies renouvelables qui puisse être installé au même endroit à cette époque-là", a déclaré à la presse Xavier Ursat, directeur exécutif en charge de l'ingénierie et des projets "Nouveau nucléaire" d'EDF.

"Ce qu'il faut, c'est qu'un EPR coûte à peu près cinq milliards d'euros", a-t-il ajouté à l'occasion d'une visite du chantier.

Estimé à trois milliards d'euros lors de l'annonce du projet en 2004, l'EPR de Flamanville devait initialement fonctionner dès 2012.

De multiples difficultés sur le chantier et dans la fourniture de certains équipements ont contraint plusieurs fois l'électricien français à reporter cette date et à revoir à la hausse le coût de la centrale, qui devrait finalement atteindre 10,5 milliards d'euros.

PLUS DE DÉPASSEMENT DE COÛTS

"Nous avons confiance dans le planning annoncé (...), nous tiendrons le début des essais d'ensemble courant mars de l'an prochain et le démarrage du réacteur au quatrième trimestre 2018", a déclaré à la presse Laurent Thieffry, directeur chez EDF du projet de Flamanville.

"Je confirme qu'on s'inscrit totalement dans le coût maximum de 10,5 milliards, il n'y aura pas de dépassement", a-t-il assuré.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a exigé une série de contrôle après la découverte en 2015 d'anomalies sur le couvercle et le fond de la cuve de l'EPR dont l'acier contient par endroits une trop forte concentration de carbone, ce qui fragilise le matériau.

Laurent Thieffry a souligné que tous les essais réalisés jusqu'à présent sur la cuve du réacteur étaient conformes aux exigences de l'ASN.

Douze composants de Flamanville sont concernés par les irrégularités détectées dans les processus de fabrication du site du Creusot d'Areva, mais ces irrégularités n'ont pas d'impact sur la sûreté, a-t-il précisé.

Parallèlement, EDF et Areva ont officialisé le même jour la signature d'un contrat prévoyant l'acquisition par l'électricien français de l'activité réacteurs du spécialiste du nucléaire qui franchit ainsi une étape clef sur la voie de son rétablissement.

La transaction, qui valorise comme prévu Areva NP à 2,5 milliards d'euros, doit être bouclée au deuxième semestre de l'an prochain. (Edité par Jean-Michel Bélot)

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