EDF-Le CCE obtient un délai supplémentaire sur Fessenheim

jeudi 10 novembre 2016 17h40
 

PARIS, 10 novembre (Reuters) - Le comité central d'entreprise (CCE) d'EDF a obtenu jeudi un délai supplémentaire pour rendre son avis sur le projet de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), que les représentants du personnel jugent sans fondement et dictée par des motifs politiques, ont indiqué EDF et la CGT.

Une porte-parole du groupe a déclaré qu'EDF prenait acte de la décision du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, sans souhaiter faire d'autre commentaire.

Selon la CGT, le CCE a désormais jusqu'au 10 janvier pour rendre son avis, au lieu de la fin octobre.

Le gouvernement souhaitait que le conseil d'administration d'EDF se prononce sur ce dossier avant la fin de l'année, craignant, selon une source au fait du dossier chez EDF, que Fessenheim devienne un thème de la campagne présidentielle de 2017.

Le CCE a décidé le 14 septembre de faire réaliser trois expertises externes sur le projet de fermeture de la centrale, pour en analyser les impacts techniques, économiques, psychosociaux et juridiques.

La fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française, mise en service en 1977, faisait partie des promesses de campagne de François Hollande dans le cadre de l'élection présidentielle de 2012.

Mais le chef de l'Etat a reconnu à l'automne 2015 qu'elle ne pourrait avoir lieu avant la fin de son quinquennat en raison du retard de l'EPR de Flamanville (Manche), dont la date de mise en service - aujourd'hui prévue pour fin 2018 - déterminera l'arrêt de la centrale alsacienne.

EDF et l'État sont parvenus à un accord sur une indemnisation de 400 millions d'euros pour la fermeture de Fessenheim, une part fixe à laquelle pourra s'ajouter une part variable, a-t-on appris en août de source proche du dossier.

La centrale de Fessenheim emploie 850 salariés d'EDF et environ 250 salariés permanents d'entreprises prestataires. (Cyril Altmeyer et Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)