Le laboratoire US Merrimack examine des options stratégiques -sources

mercredi 9 novembre 2016 19h02
 

9 novembre (Reuters) - Le laboratoire américain Merrimack Pharmaceuticals, fabricant d'un traitement du cancer du pancréas, a mandaté des banques d'investissement pour une revue stratégique qui pourrait déboucher sur la vente de certains de ses actifs ou un partenariat, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.

Basé à Cambridge dans le Massachusetts, Merrimack a engagé Credit Suisse et Bank of America pour ce réexamen, ont précisé les sources. Il n'y a pas de certitude que la revue stratégique débouche sur une transaction, ont-elles ajouté.

Les deux banques n'ont pas souhaité commenter et Merrimack n'a pu être joint dans l'immédiat.

Merrimack ne commercialise qu'un seul produit, l'Onivyde, lancé depuis peu et dont le potentiel de vente est estimé à 800 millions de dollars (731 millions d'euros) par la société.

Merrimack espère à terme obtenir le feu vert pour que l'Onivyde bénéficie d'autres indications que le cancer du pancréas, notamment le cancer du sein et les sarcomes pédiatriques.

Le laboratoire a conclu en 2014 un accord de licence avec Shire pour la commercialisation de son produit à l'étranger. La demande d'autorisation de mise sur le marché est en cours d'étude dans l'Union européenne.

Merrimack travaille par ailleurs au développement d'autres traitements oncologiques, dont l'un fait l'objet d'une procédure accélérée (fast track) des régulateurs américains.

La plus importante acquisition dans le domaine de l'oncologie cette année a été le rachat de Medivation par Pfizer pour 14 milliards de dollars. Face à l'appétit d'autres prétendants, notamment Sanofi, le groupe américain n'avait pas hésité à payer une prime élevée.

En avril, AbbVie a acquis Stemcentrx, spécialisé dans le traitement du cancer du poumon. Le mois suivant, Jazz Pharmaceuticals a mis la main sur son concurrent plus petit Celator Pharmaceuticals pour 1,5 milliard de dollars.

D'autres laboratoires, notamment Tesaro et Clovis Oncology, avaient été considérés comme des cibles potentielles d'OPA après la bataille boursière autour de Medivation. (Carl O'Donnell à New York, Véronique Tison pour le service français)