Le secteur automobile sur la défensive face à Trump

mercredi 9 novembre 2016 18h14
 

par Paul Lienert et Meredith Davis

9 novembre (Reuters) - L'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis représente un nouveau motif d'inquiétude pour les constructeurs automobiles et les groupes industriels devenus dépendants des accords commerciaux avec le Mexique, avec le risque qu'ils soient confrontés à l'avenir à des coûts plus élevés.

Les constructeurs pourraient aussi pâtir de la dégradation de la confiance des consommateurs aux États-Unis et sur d'autres grands marchés si les marchés financiers venaient à tanguer au moment où la croissance des ventes automobiles aux États-Unis marque le pas.

En Bourse, les actions des constructeurs automobiles ont dévissé mercredi en réaction à la victoire de Donald Trump.

A Tokyo, Toyota Motor, Nissan Motor et Honda Motor ont abandonné plus de 6%.

En Europe, Renault a perdu plus de 3%, tandis que les constructeurs allemands Volkswagen, Daimler et BMW ont reflué de plus de 2%.

A Wall Street, Ford, General Motors et Fiat Chrysler ont chuté de plus 3% à l'ouverture.

Pendant la campagne, Donald Trump a promis de remettre en cause des traités commerciaux comme l'Accord de libre échange nord-américain (Alena) signé en 1994. Le candidat républicain s'en est également pris aux constructeurs automobiles, Ford en tête, qui ont délocalisé leur production au Mexique et menacé de les contraindre à produire davantage sur le sol américain, en augmentant éventuellement les barrières douanières.

Christin Baker, porte-parole de Ford, a dit avoir hâte de travailler avec le président élu. "Nous sommes d'accord avec M. Trump sur la nécessité d'unir le pays, et nous avons hâte de travailler ensemble pour stimuler la croissance et l'emploi", a-t-elle déclaré.   Suite...