BOURSE-USA-L'automobile recule après la victoire de Donald Trump

mercredi 9 novembre 2016 15h42
 

9 novembre (Reuters) - Les actions des constructeurs et équipementiers automobiles américains sont en nette baisse mercredi dans les premiers échanges à Wall Street, en réaction à la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine.

Vers 14h35 GMT, Ford chute de 3,13% à 11,13 dollars et General Motors abandonne 3,93% à 30,45 dollars. Le titre coté à New York de Fiat Chrysler reflue de 3,38% à 6,85 dollars.

Les équipementiers automobiles cèdent également du terrain, pâtissant par ailleurs d'une note de Bank of America Merrill Lynch qui s'inquiète des conséquences pour le secteur de l'élection de Donald Trump et d'une possible remise en cause de traités commerciaux comme l'Accord de libre échange nord-américain (Alena).

Le fabricant de sièges et d'habitacles Adient recule de 3,69%, Lear plonge de 6,75%, Delphi Automotive de 8,55% et BorgWarner de près de 6%.

Le secteur de l'automobile redoute une hausse des barrières douanières, le candidat républicain ayant notamment critiqué pendant la campagne les investissements de Ford au Mexique. Il ented ainsi contraindre les constructeurs à produire davantage sur le sol américain.

En septembre, Ford a annoncé un transfert de la production de ses petites voitures du Michigan vers le Mexique avec un démarrage de la production en 2018

Christin Baker, porte-parole du constructeur, a dit mercredi avoir hâte de travailler avec le président élu. "Nous sommes d'accord avec M. Trump sur la nécessité d'unir le pays, et nous avons hâte de travailleur ensemble pour stimuler la croissance et l'emploi", a-t-elle déclaré.

GM de son côté avait dit en décembre 2014 vouloir investir cinq milliards de dollars (4,54 milliards d'euros) au Mexique en quatre ans pour y créer 5.600 emplois.

Fiat Chrysler Automobiles avait également annoncé son intention de délocaliser au Mexique la production de ses petits modèles. (Rachit Vats, avec David Shepardson à Washington; Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison)