Europe-Les Bourses attendues en forte baisse en ouverture

mercredi 9 novembre 2016 08h28
 

LONDRES, 9 novembre (Reuters) - Les Bourses européennes devraient fortement accuser le coup, mercredi en ouverture, de la victoire annoncée du candidat républicain Donald Trump à la présidentielle américaine et risquent de connaître leur plus mauvaise journée depuis la victoire du Brexit le 23 juin dernier.

Les futures sur l'indice de la zone euro EuroStoxx 50 sont en recul de 4,2% et ceux sur le Stoxx 600 affichent une perte équivalente, de 4,1%.

Les contrats sur l'indice parisien CAC 40 sur le FTSE londonien et sur le Dax à Francfort cèdent de 3,3% à 3,9%.

Les places européennes s'aligneraient ainsi sur la Bourse de Tokyo, qui a chuté de 5,36%, alors que les Bourses chinoises ont mieux résisté à la tourmente, l'indice CSI300 n'ayant cédé que 0,5% tandis que l'indice composite de Shanghai laissait 0,6%.

L'indice MSCI regroupant les valeurs d'Asie et du Pacifique (hors Japon) abandonne lui 2,56%.

Les marchés chinois sont mieux protégés des risques de panique généralisée grâce à un contrôle des capitaux strict.

Donald Trump, auquel les instituts de sondage n'accordaient que peu de chances, est en passe de déjouer les pronostics après avoir remporté plusieurs Etats décisifs comme la Floride, l'Ohio ou la Caroline du Nord.

Les marchés, qui misaient sur une victoire de la candidate démocrate Hillary Clinton, redoutent des bouleversements économiques susceptibles, à court terme, de décourager la Réserve fédérale de relever ses taux directeurs en décembre.

Les implications sur les politiques monétaires pourraient ne pas s'arrêter là et les marchés ne devraient pas tarder à spéculer sur de nouvelles mesures d'assouplissement de la part de la Banque centrale européenne (BCE) ou de la Banque du Japon (BoJ).

"Une présidence Trump n'est pas une bonne nouvelle en soi; l'isolationnisme et le protectionnisme américains ne sont pas de bon augure pour le commerce et pour la croissance économique", réagit Ronny Claeys, stratège de KBC Asset Management.

"Nous ne savons pas grand chose de sa politique (ses projets sont trop flous ou trop contradictoires) et c'est pourquoi les incertitudes s'accumulent". (Alistair Smout, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)