LEAD 1-Total fait son retour en Iran avec le projet gazier South Pars

mardi 8 novembre 2016 14h27
 

(Actualisé avec précisions)

PARIS, 8 novembre (Reuters) - Total a signé mardi avec NIOC, la compagnie nationale iranienne, un protocole d'accord en vue de développer la phase 11 de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde, dans le cadre d'un projet estimé dans sa première étape à quelque deux milliards de dollars.

La compagnie pétrolière française a précisé dans un communiqué que la capacité de production de South Pars 11 serait de 1,8 milliard de pieds cube par jour, soit 370.000 barils équivalent pétrole par jour, et que le gaz produit serait destiné au réseau iranien.

Total sera l'opérateur et actionnaire du projet à hauteur de 50,1% aux côtés de Petropars (19,9%), filiale à 100% de la NIOC, et de la compagnie nationale chinoise CNPC (30%).

La première phase de South Pars verra la construction de deux plate-formes, 30 puits et deux lignes de connexion à des installations de traitement à terre existantes.

Le français avait déjà joué un rôle majeur en Iran dans les années 2000 en développant avec succès les phases 2 et 3 de South Pars, avant de quitter le pays après les sanctions prises à l'encontre de Téhéran en raison de son programme nucléaire.

Les compagnies étrangères sont intéressées par les vastes réserves iraniennes, dont la production de pétrole était légèrement inférieure à 4 millions de barils par jour avant les sanctions de 2011 et 2012 sur les exportations de brut.

Téhéran s'est pour sa part engagé à ouvrir son industrie pétrolière aux compagnies étrangères, parmi lesquelles BP et Eni, mais ces dernières ont récemment estimé qu'elles manquaient d'informations sur les champs iraniens et sur les termes des contrats envisagés.

Patrick Pouyanné, le PDG de Total, a toutefois indiqué dans le communiqué que l'accord sur South Pars découlait d'un "cadre commercial attractif".   Suite...