Procès demandé dans l'affaire du faux espionnage chez Renault

vendredi 4 novembre 2016 11h12
 

PARIS, 4 novembre (Reuters) - Le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de quatre personnes dans l'enquête sur l'escroquerie qui a conduit le constructeur automobile Renault à accuser à tort en 2011 trois de ses cadres d'espionnage en faveur de la Chine, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Parmi elles figurent deux anciens cadres du groupe, a-t-on précisé.

La décision finale appartient désormais aux juges d'instruction, à qui il reviendra de prendre une ordonnance de non-lieu ou de renvoi.

Cette affaire avait fortement ébranlé le groupe en 2011 et affecté sa crédibilité au plan international, tout l'état-major du groupe ayant semblé avoir donné crédit aux escrocs présumés.

Renault a dû fortement indemniser les trois cadres licenciés du fait des accusations d'espionnage.

La Chine avait quant à elle officiellement protesté au sujet de ces fausses accusations. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)